jeudi, septembre 11, 2014

"Promenons-nous dans les bois" de Bill Bryson

Je viens de finir un bouquin hilarant sur la randonnée. Bien que le sujet semble similaire, il est aux antipodes de l'ascension du Rum-Doodle: il s'agit du récit de la tentative de traversée du Sentier des Appalaches, immense et mythique chemin de randonnée aux États-Unis, d'une longueur de 3500km à travers 14 états, par Bill Bryson, auteur américain reconnu.

Bill et son vieux pote Katz, tous deux pas franchement expérimentés ni même sportifs, se retrouvent confrontés aux petites mésaventures de randonnée, poids du sac, fatigue, ennui, mauvaise bouffe, animaux sauvages, autres randonneurs déjantés... C'est raconté avec un humour féroce, et l'Amérique profonde en prend pour son grade. Mais le chemin réserve également des moments de grâce: des paysages magnifiques, des rencontres particuli1ères, un simple carré de chocolat offert par un autre randonneur...

Un conseil: à lire pas trop loin d'une machine connectée à Internet, pour regarder les paysages au fur et à mesure de la progression des deux héros!

samedi, août 30, 2014

Musée d'Orsay

C'est que c'est fort bien, le musée d'Orsay! J'ai profité de mes vacances d'été pour aller faire un tour là dedans. Bien qu'ayant été banlieusard pendant de nombreuses années, j'avais jusqu'à présent raté ce musée, mais cette erreur est maintenant réparée.

Nous avons eu la chance d'arriver pile poil au début d'une visite guidée (rajouter 6€ par personne, quand même) d'environ 90 minutes, absolument passionnante. Petite remarque technique: en lieu et place des visites "old school" où l'on se presse autour d'un guide hurlant pour capter quelques paroles, nous avions tous un petit casque audio, et le guide un microphone. L'on peut donc flâner, s'approcher ou l'éloigner des œuvres, tout en entendant parfaitement le commentaire.

J'ai été fasciné en particulier par les deux chefs d'oeuvre de Manet, Olympia et le Déjeuner sur l'herbe, et des raisons qui ont rendu ces tableaux absolument scandaleux à leur époque. Il y avait également de nombreux Renoir, qui était quand même le moins lugubre des impressionnistes, et plus de Van Gogh au même endroit que je n'en avait vu au total avant.

samedi, août 16, 2014

Rosetta

J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'arrivée de Rosetta, la sonde spaciale Europénne, à proximité de l'astéroïde répondant au doux nom de 67P/Churyumov–Gerasimenko. En particulier, la seconde partie de la conférence de presse était passionnante: en effet, ils avaient invité plusieurs chercheurs des différentes équipes travaillant sur la sonde, pour expliquer le fonctionnement des instruments présents et ce qu'ils allaient en faire. Comme le faisait remarquer un commentateur sur le fil de discussion sur Slashdot, il était rafraichissant d'avoir un tel niveau technique.

Mais l'on est en 2014, et la sonde a bien sûr son feed Twitter, @ESA_Rosetta, que je suis avec attention. Les photos de la comète sont à se rouler par terre tellement elles sont belles. Ce sont vraiment des choses que l'on avait jamais pu voir avant, et de nombreuses questions fondamentales trouveront des réponses (et sans aucun doute soulèveront de nouvelles questions encore plus nombreuses).

dimanche, juillet 20, 2014

TV Lobotomie

Un réquisitoire contre les effets néfastes de la télévision, en particulier chez les jeunes enfants. Michel Desmurget, chercheur en neurosciences cognitives, reprend l'état de la recherche sur les effets de la télévision sur le développement intellectuel et social. C'est édifiant.

samedi, juin 21, 2014

Monsieur Lecoq

J'ai terminé le cycle Monsieur Lecoq d'Émile Gaboriau, dont je parlais deux posts plus bas. Toutes ne sont pas disponibles au même endroit, voici donc les liens vers l'ensemble.

Je décerne haut la main à Gaboriau le titre de Maupassant du polar, ou de Conan Doyle du Paris de la Belle Époque, bien qu'il les ait précédés et influencés (au moins pour Doyle). De lire les cinq romans d'un coup, il est intéressant de retrouver systématiquement la même structure: un crime est commis, la police et le juge d'instruction paraissent, l'affaire est en fait plus compliquée qu'il n'y paraît et puise ses racines dans un drame familial, décrit minutieusement en deuxième partie. Un épilogue revient sur la résolution de l'affaire.

Le drame familial en question est systématiquement une sombre affaire de familles ennemies, d'amours contrariés, d'enfants naturels, de jalousie menant au crime, toujours parmi la noblesse campagnarde. Il s'en suit de très intéressantes tranches de vie à l'époque finalement peu connue de la Restauration de 1814, où certains nobles n'avaient toujours pas compris que le monde avait changé depuis 1789, et que la Révolution et l'Empire ne pouvaient pas disparaître d'un coup de baguette magique. L'on remarquera que les roturiers ont rarement les premiers rôles. Il est vrai qu'ils ne faisaient pas tant d'affaires de leurs amours.

Il s'ensuit cependant un certain sentiment de répétition. Là où Conan Doyle avait su se renouveler à chaque histoire, par des crimes très variés commis dans tous les milieux sociaux, et dans des endroits très différents, Gaboriau raconte en fait une histoire à chaque fois très similaire. C'est d'ailleurs la première partie, la phase d'enquête, que je trouve systématiquement la plus intéressante. Voyez cette citation de Gide:

"Lu d'affilée L'affaire Lerouge, Le Dossier 113 et le premier volume de Monsieur Lecocq de Gaboriau. Le second volume me tombe des mains, car Gaboriau patauge dans une psychologie conventionnelle dès qu'il quitte son meilleur domaine : la recherche policière, où il se montre un extraordinaire pionnier, précurseur de tous les romans détectives; ceux de Conan Doyle ne sont que piquette auprès des siens." André Gide - Journal 4 mars 1943 (tirée de cette bibliographie de Gaboriau)

Je pense qu'il ne s'en fallait pas de beaucoup pour que Monsieur Lecoq devienne aussi célèbre que son successeur londonien: les personnages, le style et l'environnement sont parfaits, il aurait juste fallu plus d'histoires, plus courtes, plus variées.

dimanche, juin 15, 2014

The ascent of the Rum-Doodle

The Ascent of Rum Doddle, écrit par W. E. Bowman et paru en 1956, est à la montagne ce que 3 hommes dans un bateau est à la navigation. C'est un pastiche des récits de montagne de l'époque, qui relate l'épopée d'un groupe de montagnards à l'assaut du Rum Doodle, la "Reine des neiges", qui culmine à 40000 1/2 pieds.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri. Ce n'est pas un bouquin bien long, et c'était fini en 3 aller-retours vers le boulot. Diverses bêtises avec des radios, des bouteilles de Champagne, des crevasses, des porteurs, le cuistot... C'est à lire absolument pour tous les fans de montagne, et pour tous les fans de littérature humoristique. Et l'intersection de ces deux milieux est large :)

The Ascent of the Rum Doodle, written by W. E. Bowman and published in 1956, is to mountaineering what 3 men in a boat is to boating. It's a pastiche of the climbing epics of the time, describing the adventures of a group of climbers to go on top of the Rum Doodle, the "Queen of the Snows", culminating at 40000 1/2 feet.

It's been a long time I had not laughed so much. It's not a very big book, and I got over it in 3 return trips to work. Various mishaps with radios, bottles of Champagne, crevasses, porters, the cook... It's a must read for all mountain fans, and for all humour literature fans. And the intersection of these two groups is large :)

dimanche, juin 08, 2014

Émile Gaboriau

Je découvre un autre auteur de deuxième moitié de XIXème siècle, mon époque favorite. Il s'agit d'Émile Gaboriau, auteur de romans policiers. Un petit air de Maupassant pour le portrait doux-amer d'une époque où l'on se déplaçait en fiacre, où l'on était jugé sur son nombre de milliers de livres de rentes, et où on allait au théâtre pour se montrer avec sa dernière maîtresse. Et un gros air de Conan Doyle avec deux détectives, le père Tirauclair, et l'agent de la sûreté Lecoq, inspiré de François Vidocq. Ces deux détectives récoltent les indices et tirent de long raisonnements pour expliquer le crime, façon Sherlock Holmes ou Arsène Lupin.

Sauf que l'inspiration va dans l'autre sens: Émile Gaboriau, lui-même inspiré du personnage d'Auguste Dupin de Poe, a fortement influencé Connan Doyle, avant d'être complètement dépassé par la popularité du célèbre détective britannique.

Il est intéressant de noter que Gaboriau prend une approche très réaliste de l'enquête policière: l'on retrouve juges d'instructions, procureurs, et agents de la sûreté, associés pour faire éclater la vérité, mais avec pourtant une certaine dose de compétition. Il s'agit non seulement de trouver le coupable, mais également d'apporter suffisamment de preuves pour avoir une chance de le faire condamner par le jury. Et quand le juge d'instruction part bille en tête sur une idée fausse, l'agent de la sûreté ne peut s'empêcher de prendre un malin plaisir à lui démontrer son erreur.

Au final, ça se lit très bien, le style est agréable, et les enquêtes sont pleines de rebondissements. Contrairement à ce à quoi l'on pourrait s'attendre de ces toutes premières histoires de détectives, les histoires étonnent encore. Bien joué, Émile!

Commencez par L'Affaire Lerouge, et continuez avec Le Crime d'Orcival.

lundi, mai 26, 2014

Gâteau de semoule

Quel gâteau d'anniversaire quand on a deux ans? J'ai opté pour le gâteau de semoule, dessert réputé inratable, mais qui recèle quelques subtilités.

Tout d'abord, quelle proportion de semoule et de sucre? Pour 1L de lait, j'allais de 200/100 (200g de semoule et 100g de sucre) dans ma folle jeunesse, à un beaucoup plus sage 120/60 ces jours ci. Le fait est qu'il est possible de réduire fortement la quantité de sucre tout en gardant bon goût. Il m'a fallu descendre à 30g de sucre avant que cela n'affecte vraiment le goût, ce que j'ai corrigé avec force confiture. Mais pour la version gâteau, c'est à dire avec des oeufs puis cuite au four, j'ai eu l'impression qu'il fallait mettre un peu plus de semoule pour que l'ensemble se tienne, et j'optais donc pour un 160/55.

Je me suis également essayé à ajouter une gousse de vanille: coupée en 2, les grains extraits à la lame de couteau, et l'ensemble (les grains et la gousse) jetés dans le lait. Les grains avaient tendance à s'agglomérer en petits paquets, mais une fois la semoule ajoutée et le mélange épaissi, les grains se séparent et l'aspect devient homogène (je vous ai mis des photos bien grandes pour pouvoir les voir).

Enfin, l'ajout des œufs est un peu technique également: il faut s'assurer qu'ils ne cuisent pas avant d'avoir été complètement incorporés au mélange. Je laisse la semoule refroidir un peu, je bas les oeufs en omelette, et je les ajoute en remuant très vivement. C'est passé.

La recette:

Dans une casserole, mettre 1L de lait à bouillir avec 55g de sucre, les grains de vanille et la gousse. Lorsque le lait bout, enlever la gousse, et ajouter 160g de semoule en pluie en remuant bien. Faire cuire environ 5mn en continuant à fouetter le mélange. Retirer du feu. Battre 3 œufs en omelette, les ajouter à la semoule en fouettant vivement. Mettre la semoule dans un moule à cake, faire cuire à 200°C pendant 25 minutes. Servir chaud ou froid.

Which birthday cake for a 2 years old? I went for the semolina cake, a dessert that's known to be hard to get wrong, but that has still a few subtle points.

First, what proportions of semolina and sugar? For 1L of milk, I used to go from 200/100 (200g of semolina for 100g of sugar) in my crazy youth, to a much more reasonable 120/60 these days. The fact is that it is possible to reduce significantly the quantity of sugar while keeping a very nice taste. I had to go down to 30g of sugar to get it to affect the taste, which I corrected with large quantities of jam. But to make the cake version of the semolina, that is, with eggs and baked in the oven, I got the feeling that more semolina was required, to make it hold together. So I went for a 160/55.

I also tried adding a vanilla pod: cut in 2, seeds extracted with the tip of the knife, and the whole (seeds and pod) thrown in the milk. The seeds had the tendency to keep together, but once the semolina was added at the mix thickened, the seeds got properly separated for an homogeneous look (I posted large pictures so that they are visible).

Finally, adding the eggs requires a bit of care: one needs to ensure that they do not cook before they are fully mixed with the semolina. I let the semolina cool down a bit, beat my eggs in an omelette, and I add them by whipping quickly. It went through fine.

The recipe:

In a saucepan, bring 1L of milk to the boil with 55g of sugar and the vanilla seeds and pod. When the milk is boiling, remove the pod, add 160g of semolina slowly (one can even pass it through a sieve to ensure it does not make lumps). Cook for 5 minutes while whipping. Bring off the fire. Beat 3 eggs, add to the semolina while whipping strongly. Pour in a cake tin, bake for 25 minutes at 200°C. Serve warm or cold.

jeudi, mai 22, 2014

Un chausson aux pommes

Voici mon chausson aux pommes, taille familiale. Tout d'abord, j'ai préparé une compote en faisant cuire 1 kg de pommes. Le bon truc, apparemment, c'est de faire cuire les pommes sans ajouter d'eau du tout. Cela veut dire qu'il faut garder un œil dessus pour ne pas que ça attache, mais cela donne une compote très sèche, ce qui permet de ne pas détremper la pâte.

Pour la pâte feuilletée, c'est du tout prêt, je ne me sens pas encore assez téméraire pour me la faire moi même. J'ai trouvé une marque qui fait du pur beurre, sans trop de cochonneries ajoutées. J'étale la pâte sur du papier sulfurisé, je mets la compote au milieu, je roule, je mets dans un plat en terre, je badigeonne de jaune d’œuf, et zou, au four 40 minutes à 170°C. Le résultat, c'est que ça pourrait être plus cuit... Le dessus est bien, mais le dessous, et surtout les côtés, là où l'on a replié la pâte, sont un poil lourdingues. C'est tout de même rudement bon, et l'on retrouve les sensations du chausson aux pommes du boulanger.

Je note cependant que le chausson, une fois roulé, se tient très bien. Cela veut dire que la prochaine fois, je peux mettre sans crainte le papier sulfurisé directement sur la grille, et éviter le plat. En mettant mon four en mode cuisson en haut et en bas, j'espère obtenir une meilleure cuisson du dessous et des bords.

La température pourrait sûrement être relevée à 210°C, comme j'ai vu proposé dans certaines recettes.

Bref, une seconde tentative s'impose!

Here is my apple turnover, family size. First, I prepared my compote by cooking 1 kg of apples. The trick, apparently, is to cook the apples without any added water. It means that you have to keep a close eye to the preparation to avoid burning it, but the resulting compote is very dry, which does not soak the pastry.

For the puff pastry, I went for ready-made, I don't feel bold enough to try to make it myself. I found a brand that makes a butter only one, without too many added nasties. I roll the dough on baking paper, I add the compote in the middle, I roll it, put it in a ceramic dish, paint it with egg yolk, and voilà, in the oven for 40 minutes at 170°C. The result is that it could be more thoroughly cooked... The top is nice, but the bottom, and the sides where the dough is folded over itself, is still very wet and quite heavy to eat. Still, it's really tasty, and I retrieve some of the feelings of the apple turnover I'd get in a French bakery.

It's interesting to note that once it's rolled, the turnover keeps together pretty well. It means that I could put it directly on the grid in the baking paper, and do without the ceramic dish. Putting my oven in the mode where it warms from top and bottom, this should ensure a more even cooking process for the bottom and the sides

Temperature could also probably be increased to 210°C, as I saw in certain recipes.

All in all, a second try seems necessary!

samedi, mai 03, 2014

The Timeless, démo en 64K

Il y a une bonne décennie, je faisais parfois tourner ces démos hallucinantes qui tenaient dans un exécutable minuscule. Les techniques de génération procédurale sont utilisées pour afficher les images de synthèse et jouer la musique, le tout en temps réel. La limite de taille de ces exécutables était souvent 64K, pour coller avec la taille de mémoire disponible sur un Commodore 64, une des machines phare de la démo-scène.

Certaines équipes de fondus s'éclatent toujours autant de nos jours à générer ce type de programmes. Les règles ont un petit peu changé, cependant: les cartes vidéos sont des monstres, débarquant souvent avec des drivers de plusieurs mégaoctets. Les démo-makers utilisent donc les drivers et les bibliothèques du système, mais rien de plus. Voici donc la vidéo générée à partir de la démo "The Timeless", dernière création de l'équipe Mercury (pour faire tourner l'exécutable, il faut à la fois Windows et une carte NVidia récente. Pas pour moi, donc!). Dommage que la vidéo ait été prise avec une résolution aussi basse.

samedi, mars 29, 2014

Le tube de toilette

Le "Tube de toilette" de Bobby Lapointe, avec en intro Bobby parlant de la notation en nombres binaires à un voisin de table. Rappelons que Bobby Lapointe avait la passion des maths et avait travaillé sur les représentations binaire et hexadécimale.

Ma réplique préférée: "Il font rire les gosses, mes tics!" - "Les cosmétiques!"

dimanche, mars 16, 2014

Cuisine

Ayant reçu il y a quelques temps un bouquin de recettes traditionnelles, je m'en suis essayé quelques unes ce soir.

Tout d'abord, poireaux vinaigrette. Complètement ratés: ayant oublié que j'étais à court de vinaigre, j'y a collé du vinaigre de riz, et ce n'est pas top. De plus, j'ai eu la main un peu lourde sur l'échalote. De toutes façons, le poireau, c'est rarement à tomber par terre, ou alors il faut mettre beaucoup de crème fraiche.

Ensuite, filet mignon en croute. Dans une pâte feuilletée (que j'ai achetée, je ne me sens pas encore de la faire moi même, mais je m'y mettrai un de ces quatre), l'on met une couche d'oignons, puis le filet mignon de porc, puis de la moutarde, puis de la pancetta, puis du reblochon, et on essaie de fermer comme on peut. Que des bonnes choses, donc!

Les oignons plein de graisse au fond de la pâte, ça détrempe la pâte et la casse très rapidement. D'avoir oublié de mettre la pâte dans le plat avant d'y coller tout le bazar n'a probablement pas aidé, mais mon filet mignon s'est répandu dans le plat. C'était tout à fait délicieux, ceci dit, avec une petite salade de cresson de fontaine (que Wikipedia me dit que ça s'appelle comme ça).

En dessert, de bonnes vieilles bananes flambées. Fidèle à moi même, j'ai eu la main un peu lourde sur l'alcool, et causé une belle flamme, mais les bananes étaient tout à fait sympathiques, quand bien même elles auraient bénéficié de quelques jours de plus pour mûrir.

vendredi, mars 07, 2014

Reboot cérébral

Il m'est arrivé quelque chose de traumatisant, en Septembre dernier. J'ai attrapé le hoquet.

Enfin, ce ne fut pas d'attraper le hoquet qui fut traumatisant, mais plutôt de s'en débarrasser.

Cette cochonnerie m'a poursuivi pendant 2 semaines, me réveillant parfois la nuit. Je suis donc allé chez la toubibesse, laquelle a convenu qu'il fallait faire quelque chose, et m'a prescrit des médocs. Je me précipite chez le pharmacien du coin, ah non, il va falloir passer commande. Peuh, pensé-je en me précipitant à la méga-pharmacie à côté de mon boulot. Ah bah non, commande aussi. Encore deux jours à hoqueter, et je mets enfin la main sur les pilules.

Ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille: la pharmacienne, au moment de me donner mes médocs, me recommande leur service d'alerte par SMS de livraison des médocs pour les prescriptions qui se répètent. Je me rengorge: "Je ne suis pas malade si souvent!". Mhh!

Arrivé au boulot, avant d'avaler la première pilule, je lis quand même la notice pour savoir ce que l'on me donne. Et là, surprise: c'est un médicament recommandé contre la schizophrénie, ou encore l'hyperactivité de l'enfant! Je me dis que quelqu'un a dû se tromper, et je re-vérifie. En effet, le site Web de la NHS confirme, en plus de son utilisation dans la psychiatrie lourde, il est recommandé dans les cas de hoquets. Ainsi soit-il, me dis-je, en avalant l'inoffensive petite pilule.

Au bout de 2 heures, je me suis retrouvé dans l'incapacité de travailler. D'abord, une sensation de fatigue, puis des difficultés à se concentrer, puis, une seule idée en tête, m'étendre et dormir. Je me traîne à l'infirmerie et passe 15 minutes réparatrices sur un matelas. De retour à mon bureau, je me rends vite compte que je ne serai pas en état de finir la journée.

Je me traîne chez moi. Rarement le chemin du retour m'a semblé si long. Mes pas sont lourds, j'ai l'impression que je vais m'écrouler à terre. Je tente d'évaluer la distance qui sépare la station de métro de mon lit, et compte les mètres 1 à 1. Enfin, j'arrive au plumard, je m'y jette, et je dors jusqu'au soir.

J'émerge quelques heures dans la soirée. Je me décide à reprendre une pilule, la notice expliquant que les effets secondaires sont particulièrement présents au début mais s'estompent avec le temps.

Le lendemain matin, je reprends une pilule, et m'habille pour aller au boulot. Et au moment de partir, je sens que ça ne va pas le faire. Je me sens incapable de réfléchir, ou même de marcher, et je veux juste retourner au lit. J'y passerai la journée.

C'est une sensation des plus bizarres. Nulle position ne me semble confortable, je me tourne et me retourne, je me lève pour aller jusqu'au canapé, et à peine arrivé, je jeux juste retourner au lit. Parfois, j'arrive à dormir un petit peu. Puis je me réveille. Impossible de se concentrer, de faire quoi que ce soit. Je me demande si les effets sont définitifs, et si je pourrai avoir une pension pour cause d'invalidité, si je ne retrouve jamais mes facultés. J'en pleurerait de rage. Je ne reprends pas de pilule.

Le soir, enfin, je commence à me sentir un peu mieux. J'arrive à avaler quelque chose, et à m'occuper un peu de la baraque. Je ne fais pas long feu, à 10 heures je suis de retour au plumard, et je dors comme une masse toute la nuit.

Enfin, c'est la sortie du tunnel. Il me faudra encore 2 jours avant d'être pleinement opérationnel: quelques tremblements, et encore un peu de fatigue.

Maintenant, je comprends mieux le terrible choix des personnes atteintes de schizophrénie: pour arrêter de délirer, il faut devenir une loque humaine. Ce médicament m'a fait sentir à quel point mes facultés mentales étaient fragiles, et m'a donné un terrible aperçu de ce que pourrait être une maladie mentale ou un affaiblissement de l'intelligence dû à l'âge. Il m'est plus doux maintenant, le plaisir de lire, d'étudier un problème complexe, ou simplement d'avoir une conversation intéressante avec quelqu'un.

Mais au moins, mon hoquet est guéri.

jeudi, janvier 30, 2014

Joyeuse année du cheval!

Eh oui, c'est l'année du canasson! Alors, reposez-vous bien!

dimanche, décembre 29, 2013

C'est fou ce qu'on retrouve sur Internet

Tenez par exemple. Je savais avoir un ancêtre, Achille Fauque, ayant été chef faisandier au jardin des plantes à Paris, à la fin du XIXème siècle. Il circule même une légende familiale comme quoi Jules Vernes venait régulièrement lui rendre visite pour lui demander des tuyaux sur les oiseaux exotiques que l'auteur voulait utiliser dans ses histoires. Dès que je peux remettre la main dessus, je scannerai sa photo, car il a de bien belles bacchantes. Eh bien, archive.org contient le "Bulletin de la Société d'acclimatation de France", lequel indique:

M. Achille Fauque, faisandier chef au Jardin zoologique 
d'Acclimatation, se fait remarquer par sa connaissance parfaite 
des oiseaux et par les soins éclairés qu'il leur prodigue. 
La Société décerne à M. Fauque une prime de 200 francs.

Je me demande dans quoi il a dépensé sa prime.

mercredi, septembre 04, 2013

La pensée du jour

Un avare sourd, c'est un vrai dur de larfeuille.

dimanche, août 11, 2013

Courir plus pour manger plus

Mes côtes sont douloureuses, conséquence de mon petit jogging de ce soir (oui, chez moi, c'est les côtes qui font mal en premier, les mollets suivront demain). Un des attraits du jogging, à mon sens, est d'améliorer grandement le plaisir de manger. Ce soir, par exemple, les œufs de cent ans m'ont paru tout à fait divins. D'habitude, j'aime bien les œufs de cent ans, mais là, il y avait quelque chose en plus, une explosion de saveurs inhabituelle, un truc à vraiment se relever la nuit pour en manger.

La première fois que je me suis vraiment rendu compte de ce phénomène, c'était lors d'une ballade entre Hyde Park et Weybridge (environ 25km) avec une autre superstar de la toile (que ça fait longtemps que tu n'as pas posté, d'ailleurs!). En milieu d'après-midi, après 6 ou 7 bonnes heures de marche dans le froid, l'on sort quelques abricots secs. Ma doué! C'était de bêtes abricots de chez M&S, mais si les neuf muses étaient descendues exprès de l'Olympe pour m'apporter du nectar et de l'ambroisie, que j'aurais continué à m'envoyer mes abricots.

Allez hop, quelques kilomètres pour réveiller vos papilles engourdies!

dimanche, août 04, 2013

Les singes de Bali

Laissez-moi vous conter une petite histoire qui nous est arrivée lors de l'été 1996 ou 1997. Nous visitions un temple à Bali, la magnifique île indonésienne. Quand je dis temple, c'est plutôt une grande aire semi-sauvage le long de la mer, avec des petits chemins de pierre et quelques ruines. Et des singes. Plein de singes!

Des panonceaux indiquent un peu partout de faire attention à nos affaires, car ces primates sont chapardeurs. Nous rangeons donc tout ce qui brille ou qui se mange, fermons bien nos poches, et admirons l'endroit.

C'est alors qu'un singe qui nous suivait depuis un petit moment bondit sur les épaules de mon père. Flottement. Il s'y installe confortablement, nous regarde, et tout d'un coup, chipe les lunettes de mon père et bondit en haut d'un arbre, poursuivi (du moins jusqu'au bas de l'arbre) par mon paternel et quelques injures fleuries et bien senties, qui laissèrent le singe de marbre (peut-être que des insultes en balinais auraient mieux fonctionné, quoi que je ne doute pas que les singes en zone touristique soient polyglottes).

Un gardien se précipite, et jette au singe des fruits enrobés de film plastique, histoire de lui occuper les mains. Au bout du troisième fruit, le singe consent à rendre les lunettes, qu'il lâche depuis son perchoir.

Moralité? Le gardien a eu un généreux pourboire. Le singe a eu quelques friandises. Et le touriste, une belle histoire dont il se souvient encore 15 ans après. Tout le monde est content!

mercredi, juillet 31, 2013

Le mystère du télémètre

En avez-vous déjà vu? Moi, c'est pratiquement tous les matins, sur le chemin du boulot. Deux ouvriers (en l'occurrence, travaillant sur le chantier de CrossRail, la nouvelle ligne de train qui traverse Londres d'Est en Ouest), munis l'un d'un télémètre, l'autre d'une grande tige graduée, qui s'installent apparemment complètement au pif, et qui mesurent longuement. Le type au télémètre regarde dans son appareil, appuie sur quelques boutons, regarde de nouveau, fait quelques pas, retourne au télémètre. L'autre tient sa tige pas particulièrement droite (non, pas celle là, bande de petits canailloux!), reste 10 minutes planté là en regardant ailleurs, puis va se poster à un autre endroit encore plus aléatoire que le précédent.

Mais que font-ils? Comment un tel manège peut avoir une utilité? Est-ce qu'ils mesurent l'élévation du trottoir? Mais dans ce cas, à partir de quel point de repère? Et pour quoi faire? Ou peut-être est-ce une punition? Ceux qui ont mal bossé la veille sont envoyés faire les clowns dans la rue avec le télémètre?

Je suis preneur de toute explication.

mardi, juillet 23, 2013

Mini ananas

Vu au jardin botanique de Kew Gardens, cet ananas minuscule pas plus grand qu'une main. Résultat, le soir même, on s'achetait son grand frère pour le dévorer au dessert.

Seen in Kew Gardens, this tiny pineapple no bigger than a hand. So, that same evening, we bought its big brother and devoured it for dessert.

mercredi, juillet 10, 2013

Défense et réhabilitation de Milady

Voici un extrait de l'article de Wikipedia sur Milady de Winter, personnage clé du roman Les Trois Mousquetaires, que j'ai trouvé tout à fait intéressant. Ce texte a été retiré car il a été considéré, à mon avis avec raison, qu'il n'avait pas sa place sur Wikipedia, ce qui n'est pas une raison pour le laisser tomber dans l'oubli.

Milady innocente

On pourrait s'étonner que dans le simulacre de procès, une telle place soit accordée sans recul aux accusations du bourreau. Bourreau dont on peut douter de l'impartialité et de la probité, puisque, on le verra plus tard, il se fait payer, dans un premier temps, pour exécuter quelqu'un sans autorisation de justice. Cela semble d'ailleurs être sa spécialité.

L'affaire de Templemars

Qu'en est-il exactement ? Milady, qui aurait prononcé des vœux, dont on ignore s'ils sont volontaires ou pas, s'échappe du couvent des bénédictines de Templemar, avec le prêtre.

Il ne semble pas que ses accusateurs lui aient reconnu le simple droit de rompre ses vœux. Après tout, l'édit de Nantes en vigueur à l'époque permettait déjà de changer de religion. Et pourquoi la juger plus sévèrement qu'Aramis ?

Seulement voilà, il y a vol des vases sacrés.

L'accusation de complicité entre la jeune fille et le prêtre ne vient que du bourreau, frère du prêtre. Voyant que seul son frère est condamné, il décide de flétrir lui-même la jeune fille. Jeune fille qui, soit dit en passant, aurait été condamnée par la justice si elle avait été reconnue coupable !

S'appuyant sur la souffrance qu'il a éprouvé à flétrir lui-même son frère, il réussit à se poser en victime, ajoutant au passage, une accusation de séduction du prêtre et du fils du geôlier.

A-t-elle séduit le prêtre ?

On pourrait s'étonner qu'à notre époque, peu de personnes évoquent l'âge de Milady quand elle a été flétrie. Il semble, d'après les révélations du bourreau et d'Athos, qu'elle ait eu à peine 14 ans au moment des faits.

Lorsqu'il se confie, Athos parle d'une jeune fille d'environ 16 ans, et lors de la mascarade du procès, le bourreau se pose en victime. Il a fait 2 ans de prison parce que son frère s'est évadé. Le bourreau a été libéré quand le prêtre est revenu, après le mariage de Milady (alors Anne de Breuil) avec le comte de La Fère.

Les explications sur cette époque sont très succinctes2. Néanmoins elles portent à croire que la jeune fille avait au plus 14 ans.

Cela soulève d'autres questions importantes : à quel âge aurait-elle prononcé des vœux perpétuels ? Dans quelle mesure est-elle responsable de ses vœux ? Et surtout est-elle responsable d'avoir séduit un prêtre très probablement plus âgé qu'elle ? Ne serait-ce pas plutôt l'inverse ? Milady jeune fille ne serait-elle pas victime d'un détournement de mineure ?

Coupable d'être bigame

On pourrait regretter l'absence d'un minimum de droit déjà en vigueur à l'époque. Les Anglais avaient le droit de divorcer. Or, un doute plane sur la nationalité de Milady. Dans La Jeunesse des Mousquetaires, elle se présente comme la fille d'un gentilhomme gallois, époux d'une Française Anne de Bueil (ou de Breuil). On notera que son mariage avec Lord de Winter durera deux ans. (Jeunesse des Mousquetaires, acte III, 9e tableau,scène III).

Mais deux autres éléments, et non des moindres, la rendent innocente du délit et lui accordent des circonstances atténuantes. D'abord Athos fait tout pour se faire passer pour mort. En témoigne le duel avec l'anglais, qu'il tue parce qu'il voulait connaître son véritable nom. Athos dira lui-même « On me croit mort ! »

Ensuite, quel avenir pourrait-on donner à une jeune femme de 16 ans, victime d'une tentative d'assassinat de la part de son mari, qui prétendait l'aimer ? Au passage, on peut noter qu'Athos, qui se pose en juge, oublie particulièrement de raconter son crime, et encore moins de dire haut et fort à tous, qu'il est ce fameux premier mari !

Changement d'identité

.....quid d'Alexandre Dumas qui l'appelle Charlotte Backson dans La Jeunesse des Mousquetaires, Anne de Breuil dans Les Trois Mousquetaires et Anne de Bueil dans 20 ans après ?

Anne de Breuil est le nom de sa mère. Ce n'est pas si grave que ça de relever un nom de famille....

Accusée d'être une débauchée

L'accusation est émise dans 20 ans après par son beau-frère, Lord de Winter. Personnage dont on parle peu, mais qui relève d'une certaine perversité.

Certes, Milady ne brille pas par la vertu ! Mais que voudrait-on exiger d'elle ? Une fidélité absolue au Comte de La Fère, dont elle garde la bague pendant une dizaine d'année... Ces accusateurs donnent-ils eux-mêmes l'exemple ? Au contraire, non seulement ils ont une moralité douteuse, mais de plus, un jugement très partial dans ce domaine. Pourquoi ? Le roman évoque la duchesse de Chevreuse, présentée comme une grande dame très respectable. Or, de notoriété publique la duchesse de Chevreuse avait de nombreux amants. Ne va-t-elle pas d'ailleurs séduire Athos, déguisé en prêtre.... et devenir ainsi la mère du vicomte de Bragelonne ? Pour abandonner l'enfant....

Pourquoi donc juger Milady plus sévèrement que la duchesse de Chevreuse ?

Avoir fait tuer Buckingham

Sur ordre discret de Richelieu, comme on le voit dans l'entretien du Colombier Rouge... quant à nos mousquetaires qui font tomber la couverture d'une espionne en période de guerre « ils mériteraient la cour martiale », comme le dira son Éminence à la fin du roman.

Trois meurtres

On pourrait objecter, dans un esprit féministe, que les armes des hommes ne sont pas celles des femmes, et que les duels des trois mousquetaires n'ont pas de motif valable de donner la mort, à part l'honneur et l'orgueil.... Nous sommes donc en présence de donneurs de leçon qui oublient de regarder la poutre qu'ils ont dans l'œil.

Le meurtre du second mari pourrait s'expliquer dans une logique de survie après ce que Milady a vécu avec le comte de La Fère. Il en va de même de l'affaire Brisemont, en réalité tournée contre d'Artagnan.

Des circonstances atténuantes, donc. Reste le meurtre de Constance. Meurtre « idiot », aussi bien dans la manière puisqu'il y a des témoins au bout du couloir, que dans le mobile. Pourquoi ? D'ailleurs, dans La Jeunesse des Mousquetaires, Milady regrette son geste.

Milady et l'amour

En dépit de sa froideur professionnelle, Milady agit aussi par sentiment : il est probable qu’elle a rencontré de Wardes blessé à Boulogne et qu’il lui a plu (d’Artagnan lui-même s’était attendri un instant en considérant ce beau jeune homme blessé qu’il abandonnait dans un bois en dehors de Boulogne) ; et, comme une vraie lionne qu’elle est, elle fait les premiers pas et lui envoie une lettre sans équivoque. Elle reçoit celui qu’elle croit être de Wardes puis celui qu’elle sait être d’Artagnan au vu et au su de tout le monde ; seule la question de la fleur de lys oblige à quelques précautions... Après tout, elle est riche, veuve et libre. Démasquée par d’Artagnan, elle prend bravement la direction des opérations : sans doute ne parvient-elle pas à le tuer elle-même mais elle engage des bravi, lui envoie de son fameux vin d’Anjou et profite de l’énormité du service exigé par Richelieu pour demander sa tête. L’espionne est aussi une femme amoureuse et qui a de bonnes raisons d’être jalouse.

Milady victime

On pourrait ainsi proposer une lecture féministe des Trois Mousquetaires qui inverserait les rôles : Milady serait une attendrissante victime et ses ennemis d’abominables canailles. L’idée est soufflée par une fortune littéraire, peu connue en France, de son modèle la comtesse de Carlisle : cette authentique intrigante figurerait[réf. nécessaire] dans l'œuvre de Robert Browning (Strafford, a Tragedy, 1835) un personnage héroïque qui essaye en vain — toujours la fatalité historique — de sauver le comte de Strafford[réf. nécessaire]. Expédions d’abord l’affaire du couvent de Templemar : il est évident qu’on a enfermé chez les bénédictines pour des raisons de famille une pauvre enfant aussi dépourvue de vocation religieuse que la Suzanne Simonin de Diderot. Il est impossible, avons-nous dit, quand on a prononcé ses vœux, de quitter légalement la clôture ; il faut bien trouver un protecteur et le seul homme qu’on ait l’occasion de rencontrer est évidemment un prêtre. Il ne va pas aider gratuitement la jeune religieuse. Mais est-ce la faute de l’homme, ou de la malheureuse enfant ? La vengeance qu’en tire le bourreau de Lille est privée et infâme. Après quoi il faut bien vivre et, si le prêtre doit exercer sa profession, sa maîtresse n’a guère d’autre choix que de se faire passer pour sa sœur et de chercher un bon établissement ; l’occasion se présente en la personne du comte de La Fère qui l’épouse comme un galant homme qu’il est. Devenue comtesse et parée des joyaux de famille qui lui reviennent de droit elle fait, au dire même d’Athos, une comtesse plus qu’acceptable, tenant admirablement son rang. Le funeste accident de chasse qui occasionne la découverte de la fleur de lys n’est pas à l’honneur d’Athos : il argue de droits féodaux parfaitement barbares pour pendre sa femme à l’arbre le plus proche, et il dissimule hypocritement son acte. « Ciel ! Athos ! un meurtre ! » s'écrie d'Artagnan, l'apprenant finalement. Et Athos d'acquiescer « Oui, un meurtre, pas davantage. »

La comtesse de La Fère ressuscitée d’une façon ou d’une autre n’a plus qu’à gagner le large. Elle trouve refuge en Angleterre. Elle choisit un autre grand seigneur benêt et honnête homme à qui elle donne un enfant, à moins qu’elle n’ait arrangé ce mariage que pour donner un père au fils d’Athos, ce qui aurait le piquant de faire de ce vertueux personnage l’assassin de sa femme et de son fils. Le comte de Winter meurt subitement et manifestement empoisonné. Milady accuse son beau-frère dans son récit à Felton. Et si elle disait vrai ? Lord de Winter l’accuse quand les mousquetaires la jugent, mais est-il vraisemblable qu’il eût gardé des relations cordiales avec sa belle-sœur, amenant des amis chez elle, place Royale, buvant son vin d’Espagne, s’il la prenait pour une empoisonneuse ? On pourrait penser qu'elle a été vraiment violée par Buckingham, car même si le narrateur extérieur en parle comme « des accusations infâmes et imaginaires de Lady de Winter », le duc anglais est décrit par les chroniques du temps comme un habitué de la méthode à la hussarde. Tallemant des Réaux par exemple raconte la rencontre de Buckingham et d'Anne d'Autriche dans les jardins d'Amiens en termes crus : « Buckingham tint la Reine toute seule dans un jardin ; au moins il n'y avait qu'une Madame du Vernet, sœur de M. de Luynes, dame d'atours de la reine, mais elle était d'intelligence et s'était assez éloignée. Le galant culbuta la reine et lui écorcha les cuisses avec ses chausses en broderies... »

L’attitude de d’Artagnan est également inqualifiable : il lit un billet dont il sait pertinemment qu’il ne lui est pas destiné, passe la nuit avec Milady en se faisant passer pour le comte de Wardes, lui envoie une lettre ignoble au nom de ce gentilhomme ; couche encore avec Milady, cette fois en son nom propre parce qu’elle a l’imprudence de payer d’avance à d’Artagnan le service qu’elle attend de lui, c’est-à-dire le meurtre de de Wardes. Ajoutons que pendant ce temps, le mousquetaire séduit la soubrette, pour laquelle tout lecteur de Dumas a toujours un faible, parce qu’elle est une autre victime des soi-disant gentilshommes du temps.

L’épilogue du roman constitue un condensé de violence et d’hypocrisie masculines : pour dissimuler ce corps martyrisé par l’emprisonnement, le viol, le fer rouge, les tromperies des roués, ils sont six hommes armés à le décapiter, à l’enfermer dans un sac, à le jeter dans la Lys, en s’abritant derrière la « Justice de Dieu. » Et ce n’est pas fini : on s'acharnera encore sur le fils de la victime. Le sort de Mordaunt reproduit celui de sa mère ; élevé par des domestiques dans le luxe d’une demeure aristocratique anglaise (car il est peu probable que sa mère l’ait emmené sur le continent), il a été dépouillé de ses titres, ce qui est admissible étant donné sa naissance ; ce qui l’est moins est l’abandon total où il a été jeté par sa famille anglaise ; Lord de Winter aurait pu assurer de façon décente l’avenir de celui qu’il croyait sans doute le fils naturel de son frère aîné.

On pourrait aussi soutenir que beaucoup de ces actions qualifiées de crimes par les mousquetaires ne relèvent que de son travail d'espion, comme leur travail de mousquetaires. Elle est loyale à son employeur, le Cardinal (lui moins envers elle...). Peut-on dire que, par exemple, essayer de faire en sorte que la liaison secrète de la reine de France avec le premier ministre de l'Angleterre soit découvert, soit nécessairement plus criminelle que d'essayer de faire que cette liaison reste cachée au roi français ? Également, en temps de guerre avec l'Angleterre, quand le duc de Buckingham s'apprête à mener une flotte contre les français, ne peut-on dire qu'une espionne française envoyée pour faire assassiner le duc, ne fait que son devoir ? De surcroît elle fait bien son travail, elle est courageuse et ingénieuse, est une sorte de James Bond au féminin, peut-être avec quelques scrupules de moins… Elle n'était pas coupable d'être allée en Angleterre pour tuer son beau-frère comme l'on a prétendu — ceci n'était pas son but. Si elle a parfois abusé d'autres personnes, et parfois tué sans beaucoup s'en soucier, l'on pourrait dire la même chose pour les mousquetaires, toujours prêts à tuer les inconnus dans des duels pour quelque prétendue offense à leur honneur etc. Elle est une femme forte et indépendante à une époque où les femmes étaient souvent dominées par les hommes.

dimanche, juillet 07, 2013

Wimbledon

Et voilà, après 77 ans, un britannique obtient enfin la victoire à Wimbledon. Andy Murray l'a bien mérité, il a été vraiment bon, courant après les balles les plus désespérées, physiquement et mentalement plus fort. Cependant, je ne peux m'empêcher d'être un petit peu déçu.

En effet, tous les ans, c'est une douce joie de contempler les espoirs déçus des supporters. Cette année, c'est la bonne! Et puis non. Tout le monde se monte la tête, et au final la déception n'en est que plus forte. C'était donc un plaisir simple et naturel que regarder l'optimisme réduit à néant des fans, et le nombre d'années sans victoire augmenter inexorablement, qui me sera aujourd'hui interdit. Les 7 auront porté chance à Murray.

Le rhume des foins, c'est spore...

Murf, on m'a remplacé le pif par une fontaine. C'est uniquement l'amour de la nature qui m'empêche de maudire (et accessoirement de passer au lance flammes) ces pollens et autres spores qui me pourrissent la vie. Enfin, ce n'est pas une raison pour bouder l'été britannique qui vient enfin de s'installer.

lundi, juin 24, 2013

Je soigne mon langage

Je crois que mon niveau de vulgarité a atteint un pic en fin d'adolescence. Puis, petite stagnation, avec un transfert des grossièretés vers la langue d'Elizabeth II. Puis, la paternité faisant son effet, je me surprends à faire de plus en plus attention, et à remplacer les exclamations du type "c'est chiant" par un bien plus raisonnable "c'est gonflant". Je me permet cependant de rajouter "Sainte Honorine" lorsque je suis d'humeur facétieuse.

mardi, juin 04, 2013

Ail ail ail

J'ai cuisiné (et bien évidemment mangé) un risotto à l'ail frais, ce soir. Les longues feuilles sont délicieuses et leur goût est tout à fait surprenant. J'ai d'abord fait rissoler quelques lardons au fond de la poêle avec un petit peu d'huile, puis les ai mis de côté. Ensuite, risotto standard: j'ai fait rissoler les oignons dans un peu d'huile, ajouté le riz et fait griller pendant quelques minutes, puis ajout d'eau chaude (je n'avais pas de bouillon), petit à petit, jusqu'à ce que le riz soit cuit. Ajout de l'ail frais finement coupé, cuit quelques minutes, puis des lardons. Et plein de parmesan par dessus!

lundi, mai 13, 2013

Dave Brubeck's solo

La BBC a eu la bonne idée de ressortir de ses placards une émission de 1964 avec le Dave Brubeck quartet. Ça swingue très bien, et j'ai notamment découvert "Sounds of the Loop", inspiré par la ville de Chicago, et qui fait la part belle au batteur. Je ne suis généralement pas un fan de solos de batterie, mais celui là était tout à fait remarquable.

The BBC had the good idea of bringing back a program from 1964 featuring the Dave Brubeck quartet. The swing is great, and I have discovered among others "Sounds of the Loop", inspired by the city of Chicago, prominently featuring the drums. I am no fan of drums solos, but this one is really good.

Pas de morceaux tirés de l'extraordinaire album Timeout, à part bien entendu l'incontournable Take Five. Brubeck se permet un solo, dans cette version, que je trouve tout à fait intéressant. Obtenir de telles mélodies tout en restant obstinément sur ses 5 temps est plutôt impressionnant. Le vrai talent.

No tunes from the extraordinary Timeout album, except of course good old Take Five. Brubeck allows himself to take on a solo in this version, that I find very interesting. To get such melodies while remaining stubbornly on 5 beats is impressive. True talent.

mardi, avril 16, 2013

Le seigneur des anneaux et un doctorat, même combat?

Le seigneur des anneaux serait en fait une allégorie représentant les difficiles années de thèse?

Lord of the Rings would really be an allegory on the difficult PhD years?

http://danny.oz.au/danny/humour/phd_lotr.html

Tom Jobim joue Wave à Montréal

Extase musicale à 1:30. Vive la bossa nova.

mercredi, mars 06, 2013

Philosophie

Avez-vous entendu parler de ce curieux phénomène? Prenez n'importe quel article Wikipédia, suivez le premier lien, et continuez ainsi (en évitant certains cycles, cependant). Vous tomberez systématiquement sur l'article "Philosophie". Un site propose d'explorer le phénomène: http://xefer.com/wikipedia, en affichant l'arbre des recherches. C'est très bien fait, et complètement chronophage. Qui trouvera la chaine la plus longue?

En français, j'ai une profondeur de 29 pour Rigolo, en passant par Arc de Triomphe et Théorie des ensembles, et 35 pour Astérix en passant par Années 70 et Système solaire.

En anglais, j'ai 28 pour Naruto, en passant par Computer.

En se lâchant un peu sur le bouton "Random", l'on commence à voir les grands sujets sur lesquels beaucoup de pages finissent par se rattacher. Biologie, science, connaissance, logique... Une sorte de hiérarchie de la connaissance. C'est beau!

dimanche, février 10, 2013

Vitrocéramique

Je suis passé de plaques électriques classiques à des plaques en vitrocéramique, et c'est tout à fait autre chose. J'aime beaucoup la vitesse de chauffe, et le contrôle de la température. Faire bouillir de l'eau est beaucoup plus rapide, et l'on peut envoyer la gomme pour faire sauter ses légumes. Je ne peux pas dire que la différence en terme de goût saute aux yeux pour l'instant, mais c'est toujours du temps de gagné. Attention d'ailleurs à ne pas oublier sa poêle en préchauffe au maximum, c'est un coup à gentiment cramer son huile.

Esthétiquement, une grande dalle noire avec quelques dessins est quand même bien plus jolie que des vieilles plaques. Sans parler de la lueur rouge vif sous la poêle, du plus bel effet.

Par contre, c'est une cochonnerie à nettoyer. Un petit bout de quelque chose tombe au mauvais endroit, et c'est une fine pellicule de charbon, résistante à toutes les éponges (sauf peut-être à la paille de fer, mais alors c'est les plaques qui trinquent). Apparemment, il faut y aller au racloir, avec des produits spécialisés. Mais manifestement, il vaut mieux prévenir que guérir.

dimanche, janvier 27, 2013

À manger!

De nouvelles petites recettes aujourd'hui. Tout d'abord, un osso buco de porc. Plutôt par hasard, ils en avaient au super-marché, alors allons-y pour un petit ragout italien.

J'ai fait revenir dans l'huile mes osso bucos farinés pour leur faire prendre de la couleur, puis les ai mis de côté. Dans la même casserole, j'ai fait revenir des oignons, des carottes, un poireau, puis deux tomates, ai rajouté la viande, puis couvert avec de l'eau (du vin blanc et/ou un bouillon devraient donner plus de goût). Puis, j'ai fait mijoter pendant presque deux heures. La viande se détachait bien des os, j'ai donc servi sur un lit de spaghettis.

Puis, en dessert, du pain perdu. Du vrai, pas du fait à partir de pain brioché. J'avais un reste de pain au levain, dur comme du bois, et c'était l'occasion d'en faire quelque chose.

J'ai fait tremper mon pain en petits bouts dans 1/2 litre de lait et 1/4 de litre d'eau bouillante (comme solution paresseuse pour obtenir du lait tiède). Après avoir écrasé le pain tant que faire se peut, j'ai ajouté deux œufs battus, 50g de sucre, et quelques carrés de chocolat pour le principe. Enfourné à 180° pendant une heure, le résultat a un goût nettement meilleur que celui que son apparence aurait pu laisser à supposer. C'est également étonnamment léger (toutes proportions gardées) par rapport à d'autres recettes plus standard, puis qu'il n'y a pas de beurre, et qu'en plus j'ai coupé mon lait.

Bon app'!

dimanche, janvier 20, 2013

Champignons

Ma recette, un peu au pif, de champignons farcis.

Faire rissoler un oignon, rajouter des lardons en dés, puis une tomate. Quand l'ensemble est cuit et les tomates ont à peu près fondu, retirer du feu, rajouter un bon bout de bleu (type Stilton), puis des miettes de pain, jusqu'à ce que le mélange soit consistant, sans être sec. Placer la farce dans 4 grands champignons, et faire cuire au four pendant environ 15 minutes, jusqu'à ce que la farce soit dorée.

Le résultat est tout à fait honnête, bien que pas particulièrement léger. On recommencera!

mardi, janvier 15, 2013

Gratons maison

Je n'étais pas convaincu que l'on pouvait faire quoi que ce soit avec l'énorme barde de gras récupérée sur l'épaule de porc prévue pour le ragout. Je me suis cependant laissé convaincre d'en tirer de la graisse à cuire, et, l'on m'avait dit, des gratons.

Et en effet, après environ 25 minutes de cuisson à feu doux, en remuant fréquemment, le fond de la sauteuse était rempli d'huile, mais surtout, les petits morceeaux de gras avaient rissolé et pris une très belle couleur. Après les avoir égoutté et laissé refroidir, ce sont de délicieux gratons, croquants et savoureux. Un non-sens diététique, évidemment. Mais miam!

mardi, janvier 08, 2013

Trilobites

C'était dernièrement les 60 ans de télévision du pape du documentaire animalier britannique, j'ai nommé David Attenborough. De nombreux documentaires sont sortis ou ressortis pour cette occasion, et notamment l'un, First Life, retrace la vie des tous premiers êtres vivants.

Il ne m'en fallait pas plus. Il y a deux jours, je fis un rêve: j'étais un trilobite. Rampant sur le fond vaseux, je dirigeais mes yeux globuleux vers la surface, loin au dessus de moi.

Pourtant, j'en ai eu, des rêves, dans toutes les situations, et à toutes les époques. Mais là, rêver que je suis un animal disparu il y a 400 millions d'années, ça va être difficile de faire mieux. À moins que je ne me rêve en procaryote?

dimanche, décembre 30, 2012

Mon menu de réveillon

Coquilles Saint-Jacques

Revenues quelques minutes de chaque côté dans de l'huile d'olive. Certains enlèvent le corail, moi pas, je mange tout!

Poulet aux morilles

Le poulet, découpé en 8 morceaux, est revenu doucement dans l'huile avec des carottes et des pommes de terre, puis recouvert avec le bouillon fait à partir de sa carcasse. Après 30 minutes, je rajoute la crème fraiche, puis les morilles, et fais mijoter 30 minutes supplémentaires

Mangue

Pourquoi faire compliqué? Surtout après un plat bien gras, un bon fruit juteux, c'est très agréable. Et puis il y avait quelques chocolats pour faire passer le tout!

mercredi, décembre 19, 2012

Une nouvelle revue de Mr Plinkett - Titanic

Cela faisait un bail depuis la revue d'Indiana Jones et du crâne de cristal, et cette fois-ci, Mr Plinkett s'attaque à un mastodonte: Titanic. Allez donc y jeter un coup d’œil (enfin, un peu plus, puisqu'il s'agit de deux vidéos de 30 minutes chacune, avec pub insécable au début).

Mr Plinkett salue la performance technique, le souci de réalisme historique, et aussi un des derniers films à "vrais" effets spéciaux, avec maquettes et reproductions à l'échelle, vraies cascades, et où James Cameron n'hésite pas à noyer un studio pour les besoins du film.

Il critique en revanche l'histoire et les personnages bien trop caricaturaux: le futur époux riche, bête et violent, le jeune homme débrouillard, la jeune fille en rébellion avec sa classe sociale... Critique également des dialogues plutôt mauvais, du jeu limité de Di Caprio, et de l'histoire d'amour mise en avant sur le film d'action, apparemment suite à la chanson de Céline Dion qui a fait entrevoir son potentiel romantique à Cameron.

Sa conclusion est donc que ce film, comme en témoigne son succès planétaire, est tout d'abord un produit ciselé à perfection pour la masse: une trame simpliste, le drame raconté comme tant d'autres films sur le Titanic auparavant, et beaucoup d'action. Voilà pourquoi Titanic est à la fois un excellent film, et un très mauvais film.

lundi, novembre 19, 2012

Guildford - Bookham

Ballade très sympa Dimanche dernier à travers le vert Surrey. Partis de Guildford, nous avons crapahuté à travers les collines jusqu'au village de Bookham, en passant par les vignobles de Denbies, qui sont les plus grands du Royaume-Uni.

Very nice walk last Sunday through green Surrey. Starting from Guildford, we went through the hills up to the village of Bookham, going through the Denbies vineyards, the largest in the UK.

Passage tout d'abord par les brumes matinales du Wey, puis par une section bien plus ensoleillée un peu plus en altitude.

First steps through the morning mist over the Wey, followed by a very sunny section a bit higher in altitude.

Enfin, l'arrivée au vignoble! Les vignes sont un peu à poil en cette saison, mais les paysage est saisissant. Un peu plus loin, l'on découvre que Londres est bien visible depuis Bookham (30 kilomètres quand même!). Le Shard, en particulier, ressort bien.

At last, the vineyard! The trees look a bit naked in this season, but the landscape is striking. A bit further, we discovered that London was well visible from Bookham (distant from about 30 kilometers!). The Shard, in particular, looks pretty good from there.

samedi, octobre 06, 2012

Légumes

C'est confirmé, je me suis complètement boboïsé. Me voilà maintenant l'hebdomadaire récipiendaire d'un carton de légumes bio. L'idée me tentait depuis un certain temps, et c'est maintenant chose faite. Mardi dernier, je trouvais donc dans mon carton des carottes, des pommes de terre, du brocoli, des tomates cerises, des champignons, des poivrons, des courgettes et un sac de salade. Pas besoin d'être un grand cuistot pour trouver ce qui se combine, l'on a fait une belle salade de tomates et champignons, une soupe brocoli carottes pommes de terre, et divers ersatz de ratatouille. Il me reste encore de quoi faire un bon plat de carottes rappées, du moins si j'avais une rappe à carottes (j'essaierai avec la rappe à fromage).

Alors, c'est bon? Bah oui. Certains me diront que c'est de l'auto-suggestion, mais objectivement, ce sont de beaux légumes qui ont du goût. Et c'est toujours ça de moins pour me flinguer les métatarses au retour du supermarché.

Semaine prochaine, c'est similaire, mais avec des oignons. Une petite soupe, peut-être?

mercredi, septembre 05, 2012

Thierry Le Luron

C'était par hasard, en vacances, en regardant la télé à l'hôtel, que je suis tombé, sur Paris Première, sur un spectacle complètement déjanté d'un imitateur génial. La qualité de la vidéo attestait que le spectacle n'était plus tout jeune, et certaines références m'échappaient complètement. Ainsi, l'imitation d'une actrice mûre mangeuse de jeunes hommes et appelant tout le monde "chéri" m'avait complètement échappé, j'ai su plus tard qu'il s'agissait d'Alice Sapritch. Il y avait une parodie de Dalida chantant "Ramses Walk", de Julien Clerc sur les hommes politiques chantant "Mentir" au lieu de "Partir"...

Je regardais avidement le générique pour découvrir qui était cet imitateur, et c'était Thierry Le Luron. Le nom me disait vaguement quelque chose, et je me suis depuis beaucoup rattrapé. Allez jeter un coup d’œil sur ses imitations de Giscard interviewé par Desproges, ou sur son mariage avec Coluche "pour le meilleur et pour le rire" pour parodier Mourousi.

Parti trop tôt.

lundi, septembre 03, 2012

Robo Jî

Comme promis, la critique de Robo Jî, vu dans l'avion de mon retour du Japon. Ça commence à faire un bail, mais ainsi cela a eu le temps de décanter.

Le pitch: 3 jeunes roboticiens pas trop bons détruisent accidentellement leur robot quelques jours avant sa présentation lors d'un salon. Ils se retrouvent à embaucher un vieil homme pour revêtir le robot afin de faire illusion, mais le vieil homme sauve une jeune fille à cette occasion, et le robot se retrouve propulsé sur la scène nationale. Tout le monde le demande, et les jeunes gens se retrouvent à devoir continuer de jouer la comédie avec le vieil homme pour sauver leurs postes. Ce dernier va profiter de la situation pour sortir de l'ennui de la retraite.

C'est une comédie tout à fait agréable, centrée autour du thème original de la vieillesse. Le vieux ronchon revit à travers la célébrité du robot qu'il habite, alors que les 3 jeunes se sentent de plus en plus coincés par la situation.

On n'évitera cependant pas l'humour parfois un poil lourdingue, via notamment les flatulences répétées du vieux, ou les coups d’œil sous les jupes des étudiantes (serait-ce une constante chez les japonais?). Par contre, le film évite judicieusement l'histoire d'amour à l'américaine, et évite de trop appuyer sur les quiproquos.

J'aime particulièrement la conception "crowd-sourcée" d'un robot par le groupe d'étudiants, le côté technophile du film, et la charmante Yuriko Yoshitaka en geekette obsédée par ce robot.

Je doute que le film aille beaucoup plus loin que le Japon, mais il occupera agréablement une soirée si jamais vous mettez la main dessus.

samedi, juillet 14, 2012

L'intégrale de HP Lovecraft dans un PDF

C'est ici, sur le site de Cthulhu Chick, jeune fille qui produit des Cthulhu en laine (jusqu'ici, tout est normal). C'est encore une victoire de Twitter, puisque c'est un Tweet d'un certain Benoit Gaillat, retweeté par Maître Eolas, que je suis assidument, qui m'a permit de découvrir le document (et les Cthulhu en laine). Bonne lecture!

Thanks to Twitter, I now have a link to the complete works of HP Lovecraft, provided by Cthulhu Chick. Good reading!

vendredi, juin 29, 2012

Épilogue

C'est le Samedi 21 Avril que je quittai ma chambre d'hôtel pour la dernière fois. Je ne résistai bien entendu pas au plaisir de prendre une photo des chiottes, parce que quand même.

Je rencontrais un français dans l'ascenseur qui partait également, nous discutâmes un petit peu, il avait l'intention de prendre le bus de l'hôtel pour aller à l'aéroport. Quand à moi, c'était tout à fait hors de question, pour me donner une dernière chance de muser dans les rues de Tokyo. Le train, c'est mieux, surtout quand on peut le faire passer en note de frais, et utiliser sa biza cald.

Je trouvais l'aéroport sinistre, mais fis quand même quelques achats : de l'anguille, et les fameuses tokyo bananas (que c'est d'ailleurs pas terrible). Par contre, scandale, impossible de trouver un magasin me vendant des baumkuchen. Je pris donc le parti de m'enfiler quelques jus de tomate au lounge pour patienter.

Le repas dans l'avion fut tout aussi remarquable qu'à l'aller, et l'hôtesse de l'air, ayant probablement détecté mon spleen, fut généreuse sur le saké. Juste le temps de voir Mission Impossible 12 (plutôt nullard), et Robot G, comédie japonaise bien fichue dont il faudra que je vous parle plus avant, et je sombrais dans le sommeil.

mardi, juin 26, 2012

Georges

C'est en lisant un canard gratuit par dessus l'épaule d'un passager du métro que j'ai appris la triste nouvelle: Georges, une tortue terrestre des Galapagos, dernier individu de son espèce, vient de rejoindre le paradis des tortues. Une célébrité, ce Georges: cela m'a ramené 15 ans en arrière, du temps où je lisais encore Science & Vie Junior (my god, je viens de vérifier, ça existe encore...), j'avais lu un article sur cette fameuse tortue: ayant apparemment abandonné l'idée de la faire se reproduire avec une femelle d'une espèce proche, les chercheurs étaient passés à la vitesse supérieure, et tentaient d'extraire de la semence "a la mano" du pauvre Georges, lequel voulait surtout qu'on le laisse tranquille. J'espérais qu'ils réussissent, mais apparemment ce ne fut pas le cas.

Au revoir, Georges, tu as vécu dignement ta vie de chélonien.

lundi, juin 18, 2012

Mes lecteurs assidus auront noté que je n'ai pas posté depuis un certain temps. C'est que j'ai découvert il y a 3 semaines que la paternité est plutôt incompatible avec le blog.

Notre toute petite est maintenant la seule récipiendaire de mes aléatoires soliloques. Pauvre enfant :)

vendredi, mai 18, 2012

Vendredi 20. Les collègues m'avaient proposer de sortir quelque part, et c'est donc vers un club de Jazz des quartiers un peu plus fun que le centre financier que nous nous sommes dirigés après le boulot. Une courte course de taxi (les portes du taxi s'ouvrent et se ferment toutes seules!) plus tard, et nous recherchons l'endroit. Preuve encore une fois de l’extrême qualité de service, la serveuse vient nous chercher dans la rue alors que nous étions à la peine pour trouver l'entrée. Quelques temps plus tard, et c'est un excellent concert de Jazz avec une chanteuse, un pianiste, un bassiste et un batteur alors que nous nous tortorons du risotto ou des assiettes de jambon. Grands classiques, il me suffit de fermer les yeux pour me croire au New Morning ou au Caveau de la Huchette.

C'est déjà l'heure de réintégrer mon hôtel et de faire mes valises pour un départ le lendemain matin. La bière me rend mélancolique.

lundi, mai 14, 2012

Jeudi 19. Tempura à midi, miam! Et puis, durant l'après-midi, je suis allé faire un tour au Daimaru de la gare de Tokyo, un grand magasin luxueux. Je me suis particulièrement intéressé au rez-de-chaussée, qui est l'étage des douceurs. J'ai acheté quelques boites au hasard de trucs qui avaient l'air rigolos. Je leur demande, en anglais bien évidemment, ce qu'il y a dans le gâteau. Ils essayent de m'expliquer 2 minutes, puis ils m'en donnent un pour goûter. C'est à base de lotus ou de pâte de haricots, et c'est pas mauvais. Finalement, je m'en vais acheter quelques Baumkuchen, qui sont des gâteaux cuits à la broche, couche par couche, ce qui donne au produit un aspect tronc d'arbre . C'est apparemment extrêmement prisé au Japon, mais au Daimaru, ils poussent le système à son paroxysme, avec boites luxueuses, et longue courbette de la vendeuse à la fin de la transaction.

lundi, mai 07, 2012

Mercredi 18. Je suis maintenant dans ma petite routine: mon petit dej puis l'arrivée au boulot dès potron-minet, mais je commence à découvrir qui sont les collègues qui aiment bien manger. L'on m'emmène donc dans un endroit où ils font du Katsu Curry. Bien, très bien! Je me régale.

Cependant, une fois le soir venu, je me rends compte d'une spécificité des restaurants Tokyoites du centre-ville: la plupart ferment à 23h, et donc cessent de servir à 22h. Le temps de me décider, et c'est 3 ou 4 restaurants qui me refusent l'entrée.

Heureusement, l'on peut toujours compter sur Ginza, le quartier de la mode. Je repère un restaurant à l'air sympa, qui indique arrêter de servir à 22h30. Ayant réussi à obtenir le menu en anglais, je découvre qu'il s'agit d'un restaurant spécialisé dans la langue de bœuf. Je me laisse néanmoins tenter par un bol de nouilles et du porc grillé.

mardi, mai 01, 2012

Mardi 17. Je commence à comprendre comment la ville est agencée, et en tentant un chemin plus court, je tombe sur un Starbucks! Qui accepte la Biza cald! Mais attention, même au Starbucks, Tokyo reste Tokyo, et l'on m'a servi mon thé dans un beau sac, dans lequel était monté un petit établi en carton permettant de tenir le gobelet, plus un gobelet supplémentaire vide, pour y déposer le sachet de thé. Je mange sur le chemin du boulot, mais je crois avoir fait là un faux-pas culturel, parce qu'apparemment, je suis le seul. Il serait donc impoli de manger dans la rue?

Pour les restos, je commence également à comprendre le truc: chaque bâtiment du centre ville contient un centre commercial sur quelque chose comme 3 étages et 2 sous-sols, dans lesquels on trouve principalement à manger ou à boire. À l'entrée des bâtiments, il y a donc de grandes affiches avec la liste des restos et une photo montrant le genre de nourriture à laquelle l'on peut s'attendre. Il suffit donc de se laisser porter! Au niveau des restaurants eux-mêmes, l'on voit souvent dans la vitrine les représentations des plats en plastique. C'est simple, il suffit de montrer au serveur ce dont on a envie.

Le soir, c'est les drinks entre collègues. Contrairement aux manières britanniques, ici, l'on commande toujours quelque chose à manger pour accompagner les bières, et le serveur apportera des verres d'eau à la fin. Nous passons ensuite au Rock & Roll coffee s'envoyer quelques shots de Tequila, et finissons par un grand bol de nouilles, l'équivalent local du Kebab londonien.

dimanche, avril 29, 2012

En quête de petit dej

Lundi 16. Bien sûr, dès 5h30 du matin, je ne peux plus dormir. Le soleil s'étant levé également, je me décide à sortir, alors qu'il est 6h40. Dehors, c'est très vide, tout est fermé. Je me dirige doucement vers le parc que j'ai repéré depuis la fenêtre de mon hôtel. C'est tiré au cordeau, entouré d'eau et de hauts murs, et j'apprendrai plus tard qu'il s'agit du parc impérial.

Quelques joggers, quelques travailleurs matinaux, et quelques vagabonds. Et les cerisiers en fleurs! Le tout est fort joli, et ressemble à une estampe.

Un peu plus loin, l'on a la statue d'un Samurai célèbre, Kusunoki Masashige.

Et sur la queue de son cheval, un petit piaf, qui avait trouvé là l'endroit parfait pour faire une pause.

Ah, les cerisiers! Il y en avait toute une allée derrière un des murs, que je me suis remontée doucement.

Finalement, après avoir repéré le bâtiment du boulot, je n'ai toujours pas trouvé un endroit pour prendre un petit déjeuner, et il commence à faire faim. Les quelques endroits ouverts font des hot dogs (un peu trop hardcore pour moi), ou des nouilles (ce qui est mieux, mais y'a pas d'images et je sens que ça va être sport pour s'expliquer). Finalement, je passe par deux boutiques à l'occidentale où je me prends un thé et un pseudo croissant. Ils n'acceptent pas la Biza cald, donc ce sera pour ma pomme. De retour au boulot, et mes pieds crient grâce après ces deux heures à crapahuter en chaussures de ville.

Le midi, je m'échappe pour aller chercher un endroit où croûter. Ayant tourné un peu, je trouve une place sur laquelle sont installées des camionnettes vendant toutes sortes de nourritures. Dans l'une d'elle, 3 demoiselles tout à fait charmantes me vendent une tranche de poulet fondante grillée sur riz et légumes. Ça ne coûte pratiquement rien, et je me régale.

Ce qui nous amène au dîner! Vers 21h, deux grands pontes en visite également me proposent un barbecue coréen, recommandé par un ami japonais. Et bien c'était délicieux. L'on nous a installé sur une sorte d'estrade sur laquelle il faut monter, après avoir enlevé ses chaussures, puis s'asseoir en passant ses pieds sous la table. Au menu, ce sont des plats de viande d'une tendresse extraordinaire, que l'on fait griller sur le petit barbecue au charbon au milieu de la table. L'on arrose le tout de bière et de saké, et l'on finit par un grand bol de riz avec des champignons et une sauce au sésame.

mardi, avril 24, 2012

Biza Cald

Dimanche 15. C'est l'arrivée à l'aéroport, et la recherche du Narita Express (N-Ex), le train qui m'emmènera à la gare de Tokyo. Déjà, le service est impeccable: faisant la queue vers les guichets, une employée non seulement m'indique l'emplacement des machines, mais m'accompagne même sur les 30 mètres du trajet.

Le train arrive, est méticuleusement nettoyé (serpillère!), et les sièges tournés sur leur base pour qu'ils soient tous dans le sens de la marche. Le voyage dure une petite heure, pendant laquelle je peux admirer les banlieues plutôt grises de la capitale.

Enfin arrivé, c'est la cohue. Un monde fou, dans cette gare! Je me dirige vers une sortie au hasard, puis découvre sur mon plan qu'il ne s'agissait pas de la bonne. C'est pas grave, je retrouverai mon hôtel par le chemin des écoliers.

Je passe par une rue pleine de restaurants. Repérés pour plus tard! Arrivé à l'hôtel, le personnel se précipite pour me piquer ma valise, je tiens bon. Je profite quand même de la situation pour m'enquérir de la présence de distributeurs de billets. C'est là que tout se complique: manifestement, au Japon, la plupart des banques fournissent des distributeurs qui ne marchent qu'avec des cartes japonaises. Il faut donc trouver une CityGroup ou HSBC pour avoir une chance de tirer des sous avec ma Biza cald, comme j'apprends rapidement à prononcer le nom de ma carte Visa.

Je traverse donc sans le savoir le quartier de Ginza, apparemment le temple mondial du shopping de luxe, pour trouver une banque. Muni de menue monnaie, je n'ai plus qu'à retourner à la rue précédemment remarquée, pour y trouver un restaurant qui soit japonais (il y a plein de coréens, chinois, italiens... Je veux manger local!), suffisamment fréquenté par les locaux (gage de qualité?), qui fasse autre chose que du sushi, et qui accepte la Biza cald.

Je finis par choisir un restaurant qui fait des Yakitori, c'est à dire des petites brochettes variées. Derrière le bar, le cuistot a un gros barbecue, et fait cuire ses brochettes avec brio, les tournant, retournant et les trempant dans la sauce. Il y a donc des brochettes de porc, de bœuf, de piments doux, d'asperges, de chair à saucisse, d'ailes de poulet, et le tout est accompagné de pickles, de petits bouts d'omelette, et d'un petit bol de soupe de poulet.

Retour à l'hôtel. Il fait encore faim, alors je m'arrête à la pâtisserie de luxe, où des petits pains me font de l’œil. L'on me les vend cérémonieusement. De retour à la chambre, je découvre cependant que bien que vendus au prix de l'or, les pains sont plutôt raides. Après 5 minutes de télé (les vaches, ils ont même doublé la BBC, c'est inaudible!), dodo.

dimanche, avril 22, 2012

Avec All Nippon Airways, pas de danger d'occident aérien

Samedi 14. Dès l'arrivée à l'enregistrement, on s'y sent déjà. L'employée derrière le comptoir, pourtant Japonaise comme moi, y met les formes, avec remise des papelards avec les deux mains.

Ma boite ayant tout d'un coup décidé que je valais la classe affaire, je zappe toutes les queues, et me retrouve en moins de deux dans l'avion, dans le siège le plus spacieux que j'ai jamais vu (et encore moins expérimenté). Au micro, l'hôtesse cause à toute blinde, en finissant pratiquement chaque phrase par "kudasai" (s'il vous plait).

Une fois en vol, et deux verres de saké dans le ventre, je plane moi aussi. S'ensuit un repas tout à fait délicieux, avec verrines, soupe miso, petites bouchées variées (beaucoup de poisson et de sauce soja), poisson grillé, le tout finissant par une excellente coupe de glace. Sous le quadruple effet de l'émotion, de l'alcool, du casque anti-bruit, et du siège s'étant transformé en lit complètement à l'horizontale, je m'endors.

samedi, avril 21, 2012

De retour de Tokyo

Ce fut une semaine courte mais intense, et me voilà revenu de l'Empire du Soleil Levant. Pas d'inquiétudes, j'ai pris des notes, et vous ferai en récit détaillé de mes aventures tokyoïtes.

mercredi, avril 11, 2012

Prévoir le pire avec Fillon

Demi-tour gauche! Je retire tout ce que j'ai pu dire sur Twitter. Depuis une sortie un poil populiste de notre Premier Ministre bien aimé sur les conséquences d'une victoire à Gauche, la Twittersphere se déchaine sur #prevoirlepireavecFillon. Florilège:

Si la gauche passe, les écologistes imposeront les 24 heures du Mans à vélo!

Si la gauche gagne, les oiseaux migrateurs vont éviter la France!

Si la Gauche passe, l'Eyjafjöll entrera dans une éruption éternelle!!

Si la gauche passe, on aura les mêmes sourcils que Fillon.

Bien joué, les gars!

mardi, avril 10, 2012

Mais qu'est-ce qui leur a pris? Blogger a changé son interface d'administration, et c'est un peu le bazar.

Au niveau du visuel, c'est un peu brouillon, mais j'imagine que l'on s'y fera. Un bon point, cependant: la zone d'édition pour les nouveaux posts est bien plus grande, ce qui me permettra d'écrire des posts bien plus longs, bande de petits chanceux!

Par contre, l'erreur funeste, c'est le changement du système d'édition. Dans la version précédente, il y avait le mode purement wisiwig (what you see is what you (may!) get), que j'évite généralement, et le mode semi-HTML, qui permet d'entrer du HTML au dessus d'un texte avec un peu de post-process (typiquement, les passages à la ligne sont ajoutés automatiquement). Sauf que maintenant, le mode HTML est devenu pur et dur, ce qui n'aide pas franchement à l'édition. Je me retrouve à ajouter un peu partout des <p> et des </p> pour aérer un peu mon propos.

Pire, le texte des posts précédents est maintenant tout cassé dans l'interface d'administration, et affiche tout sur la même ligne.

Décevant, donc.

jeudi, mars 15, 2012

En fait, Twitter, c'est assez rasoir. Vous allez me dire que je ne suis pas les bonnes personnes?

D'un côté, les hommes politiques balancent leurs discours presque en entier, à une phrase par Tweet, ce qui me pourrit mon historique. De l'autre, des conversations sans intérêt entre membres. Au milieu, quelques informations réchauffées.

Finalement, un blog, c'est quand même bien mieux.

Serais-je un croulant du Web?