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mercredi, octobre 12, 2011

Blackberry dans les choux

Très mauvaise passe pour RIM, la compagnie qui a apporté le Blackberry dans la poche de tout manager qui se respecte: non contente d'être de plus en plus concurrencée par Apple et Android, cela fait 3 jours que des millions d'utilisateurs européens, puis asiatiques et sud-américains, sont privés d'e-mails. Apparemment, un appareil réseau est tombé en panne, sans que les appareils secondaires chargés de reprendre la main ne puissent tenir la charge. Le problème est apparemment réparé, mais c'est maintenant les piles d'e-mails en retard qui doivent être traités par le système. La Banque nous a bien entendu maintenu au courant des derniers développements, les managers se désespérant de ne plus pouvoir lire leurs précieux messages depuis le train ou les gogues. Nous autres au raz des pâquerettes nous en tamponnions pas mal.

Je parie que de nombreuses réunions ont été incroyablement plus productives sans que la moitié des participants ne tapotent sur leur engin diabolique.

jeudi, septembre 22, 2011

Quant Dev, ni Quant ni Dev

Une salle de marchés est composée de diverses populations, très différentes en termes de compétences, d'heures de travail, et surtout de revenus. Je laisse de côté le "middle office" (calcul de risque) et le "back office" (Livraison, réconciliation des comptes), pour vous parler un peu plus du front office, c'est à dire les équipes qui décident quoi acheter et vendre.

L'on a donc:

  • Les traders: ce sont ceux qui prennent la décision, et donc la responsabilité, d'effectuer une opération sur un marché. Les bons son immensément riches, les mauvais se font virer rapidement. Généralement nerveux bossant des heures pas possibles, câlinés par tout le monde, ce sont les élites des salles de marchés.

  • Les Quants: boulot méconnu, les Quants sont chargés principalement de faire des maths. Que ce soit définir la manière de valuer un instrument, ou de trouver des déséquilibres dans les marchés dont ils peuvent tirer profit, ce sont des têtes en statistiques et en probabilité. Généralement plus calmes et posés que les traders, ils doivent cependant vivre à la vitesse du business. Ils travaillent des heures de fous (souvent plus que les traders), et les bons Quants valent (et sont payés) leur pesant d'or.

  • Le support, ce sont les équipes qui surveillent les systèmes utilisés par les traders. Souvent chargés des tâches répétitives, ils doivent résoudre les problèmes le plus rapidement possible, et s'assurer que les traders ont l'ensemble de l'information dont ils ont besoin. Boulot très stressant, de longues heures, et pas très bien payé.

  • Les développeurs, ce sont ceux qui construisent les systèmes informatiques nécessaires à la bonne marche de la salle. Ils travaillent souvent avec les Quants, en intégrant leurs logiciels financiers à de grands systèmes capables de fournir l'information correctement et efficacement. Les développeurs peuvent bâtir les systèmes informatiques qui permettent aux traders de se connecter aux marchés et de passer des ordres, ou encore des systèmes de risque en temps réel, calculant à l'aide des formules des Quants la valeur des positions courantes.



Ceci est très schématique. Dans la pratique, nombreux sont ceux qui se retrouvent à combiner les rôles. Sur des produits très sophistiqués, les Quants sont souvent traders. Les traders sont souvent aidé par des "trading assistants", sorte de super support, qui espèrent devenir un jour traders à leur tour. Les Quants sont parfois d'excellent développeurs, et les développeurs font souvent mieux leur boulot s'ils comprennent un peu ce qu'ils font.

Mais il existe une catégorie particulière de boulots combinés: les Quant Dev.

Les Quants font partie du "business", c'est à dire qu'ils sont directement assignés à un desk, qui travaillera sur des produits et des stratégies donnés. Leurs bonus sont directement dépendant de l'argent qu'ils génèreront.

Les développeurs, eux, font partie du service informatique, c'est à dire de l'infrastructure. Appartenant à une hiérarchie complètement différente, ils approchent leur travail comme du service au client, le client étant le trader ou le Quant.

Mais souvent, les Quants veulent avoir au sein de leur groupe quelques développeurs, qui seront souvent chargés de l'interfaçage avec d'autres systèmes, ou de développer des outils de manière plus rapide et plus directe (mettons, plus "agile"), que de passer par le service informatique.

De nombreux développeurs rêvent de devenir Quant Dev: plus proches du business, ils sont généralement mieux payés, le deal étant qu'ils font le sale boulot des Quants en échange de compétences financières. Le travail peut être plus intéressant, et plus exaltant. Les heures sont également plus longues.

Mais voilà le problème: dès qu'un développeur devient Quant Dev, il jette souvent par la fenêtre tous ses principes, ses bonnes habitudes, les idées que le système doit être testé et maintenu. Débarrassé des ennuyeux processus de la direction informatique, il devient cow-boy. Il se met à penser qu'il est de son devoir de fouetter les développeurs, trop lents, trop encombrés de procédures, et ils font n'importe quoi. Les contraintes auxquelles ils étaient tenus, oubliées.

Et en plus, ils sont insupportables! Sentant confusément que leurs connaissances financières ne sont pas à la hauteur, et que leurs compétences en programmation s'érodent, ils cultivent l'arrogance du parvenu.

Certes, certains Quant Devs sont d'excellents professionnels et d'agréables collègues.

Mais d'autres... :(

samedi, juin 05, 2010

C'est très corporate: la Banque nous a proposé d'envoyer des propositions pour nommer de nouvelles salles. C'est beaucoup moins corporate: quelqu'un a proposé le "Salon Gordon Gekko"! Étrangement, cela n'a pas été retenu...


It's very corporate: the Bank asked for suggestions to name a few new rooms. It's much less corporate: someone proposed the name "Gordon Gekko Lounge"! Strangely enough, they dropped that idea...

vendredi, janvier 22, 2010

Rhooo, je vous délaisse... Pourtant, il s'en passe, des choses, au royaume merveilleux de la haute finance! Obama a donc décidé de s'attaquer aux banques, en les découpant en morceaux et avec l'idée louable de les empêcher d'être trop grosses pour nécessiter une aide de l'était si quelque chose tourne mal. En particulier, il faudra se débarrasser de toutes les activités de trading propriétaires. Autant dire que ça a fait du bruit dans les trading floors.

Puisqu'on m'a maintenant mis au boulot juste en dessous de la télé, j'ai pu suivre tout cela de très près. Malheureusement, on ne peut pas dire que la chaîne d'infos financières en continu (non, pas celle là, l'autre) soit particulièrement passionnante, et si on me donnait la zapette, j'irais bien de temps en temps sur le Disney Channel (on me dit cependant que le Disney Channel a bien changé depuis 1987).

Bref, et pour revenir à nos moutons (qui apparemment peuvent être gardés par des lamas, lesquels sont très territoriaux et chassent les chiens errants, mais bon, je m'égare), l'on se demande un peu quels seront les détails. Qu'est-ce qu'une banque? Qu'est-ce qu'une activité de trading propriétaire? Seront-ce les banques américaines seulement qui seront affectées? Ou toutes les banques qui font du trading propriétaire aux uhesses? Ou toutes les banques opérant aux uhesses qui font du trading propriétaire quelque part?

Quel suspense.


I'm neglecting you all... Even though there is so much happening in the wonderful world of finance! Obama has decided to hit hard on the banks, by cutting them into pieces in order to make them small enough that they can be let down when they go wrong. In particular, the banks will need to get rid of all their proprietary trading activities. As you can imagine, this caused some noise on the trading floors.

I'm following all that quite closely, as I am now happily seated at work just under the TV. Sadly, the on-going financial news channel is not terribly exciting, and if I had the remote, I would put on the Disney Channel times to times (although I'm being told that it changed quite a lot since 1987).

Any way, back to the subject at hand, one can wonder what are going to be the details of such a scheme. What is a bank? What is a proprietary trading activity? Is it only the American banks that will be affected? The banks with a proprietary trading desk in America? The banks operating in America with a proprietary desk somewhere?

What a suspense.

dimanche, mars 15, 2009

Lundi, arrivée d'une jeune dip' dans l'équipe, en conséquence des rotations de la bleusaille à travers différents départements en vue de leur forger le caractère et d'en faire les leaders de demain (c'est corporate). Un de mes collègues plus gradé (injustement, si vous voulez mon avis, mais bon) aura la chance d'être son supérieur direct, se tapant donc tout l'administratif, à commencer par lui trouver un bureau. Quant à moué, j'ai été désigné volontaire pour être son "mentor", parce que les jeunes dips' ont forcément besoin d'un supérieur ET d'un mentor (corporate, on vous dit!).

Là où ça devient intéressant, c'est que ladite créature nous a été chaudement recommandée par son équipe précédente, pour sa qualité principale qui est la "connaissance du cycle projet". Sait-elle programmer? Pas vraiment. Faire de bons tests? Bof. Vite apprendre l'utilisation de nouvelles applications afin de fournir un bon support à nos clients? Pas vraiment. Mais alors, le cycle du projet, oui, elle est forte!

Que va-t-elle nous dire? Qu'il faut d'abord écrire le cahier des charges, puis le document de design, puis écrire le code, puis le tester, puis le déployer?

Nous sommes foutus. Vive les leaders de demain.

jeudi, mars 05, 2009

La banque d'Angleterre a fait plonger son taux directeur à 0.5%.

Bientôt, il jetteront des billets aux badauds par les fenêtres?


The Bank of England has brought its rate to 0.5%.

Soon, they will throw money to bystanders out of the windows?

vendredi, février 20, 2009

Revu sur un site de vidéos en streaming que je ne citerai pas des extraits de Rabbi Jacob. Eh bien, ça m'a furieusement donné envie de m'offrir le DVD, avec peut-être "La folie des grandeurs" en prime (qui sont mes De Funès favoris).

Qui a dit que Internet tuait l'industrie du cinéma? Rendez moi la taxe sur mon disque dur!


Seen on a video streaming website that I won't mention some extracts of Rabbi Jacob. This actually gave me a furious desire to offer myself the DVD, with maybe "La folie des grandeurs" as a bonus.

Who said that Internet was killing the movie industry? Give me back my HD tax!

vendredi, janvier 16, 2009

L'on pourrait penser que les moments de récessions sont ceux où la Banque aurait à cœur de réduire l'épais vernis de process divers qui assurent l'intégrité de nos affaires. Après tout, on a viré tout plein d'employés, et on s'apprête à en virer tout plein d'autres. Ensuite, il y a plutôt moins d'activité, donc moins de risques de faire des bêtises par manque de temps (quoique, avec moins d'employés... Mais c'est un autre débat) ou par appât du gain. Et enfin, c'est le moment de faire des économies, alors, pourquoi ne pas y aller mollo sur l'audit et la compliance?

Mais non.

Au contraire, ils en rajoutent.

Un exemple, tiens. Notre management, loué soit-il, a décidé que nous étions décidément trop bêtes pour savoir comment mener le développement d'une tâche. Ça tombe bien, notre système de suivi permet au fin manager de définir tout le process de résolution du problème à l'aide d'une série d'étapes que doit suivre l'infortuné problème. Et que l'on se garde bien d'en sauter une!

Le problème, c'est que notre utilisation de l'outil a bien changé depuis. Notre système est plus simple, moins d'utilisateurs, une équipe localisée... Nous avons besoin en tout de deux étapes: problème ouvert, et problème fermé. Ayant résolu tout un tas de problèmes, voilà la série de commandes qu'il m'a fallu suivre pour transitionner tout un groupe, juste vers l'étape suivante:

- Cliquer sur le bouton "Bulk change" pour changer tous les items en même temps
- Cliquer sur "Select All" pour choisir vraiment tous les items
- Cliquer sur "Transition" parce que je veux transitionner
- Choisir ma transition
- Cliquer sur "Edit fields" pour confirmer ma transition
- Cliquer sur le bouton de confirmation

Et il m'a fallu répéter cette série de commandes pour toutes ces transitions:

- Définir la priorité
- Analyser
- Développer
- Tester en local
- Tester en global (l'on pouvait aussi choisir d'ajouter à la prochaine release, je n'ose imaginer le nombre d'étapes supplémentaires...)
- Indiquer que l'on va bientôt déployer
- Déployer

Vite, de la glace, ma souris a pris feu!


One could think that moments of recession will lead to the Bank reducing it's thick varnish of red tape and various processes that ensure the integrity of our business. After all, we fired plenty of people, and we will fire even more. And then, there is lower activity, so fewer risks of making mistakes with lack of time (although, with fewer employees... But that's another debate) or pure greed. Finally, it's the moment to reduce costs, so why not calm down a bit on audit and compliance?

But non.

On the contrary, they put even more of it.

An example. Our blessed management has decided that we were too stupid to know how to lead the development of a task. That's great, because our issue tracker allows the refined manager to define the whole process of issue resolution with a series of steps that the unfortunate problem needs to follow. And impossible to skip even one!

The problem is that our use of the tool has changed quite a lot. Our system is simpler, has fewer users, a more localised team... And we have the need for just two steps: opened, and closed. So, knowing that a bunch of issues had been resolved, here is the process that I needed to follow to transition a bunch of issues just to the next step:

- Click on the "Bulk change" button, because that's what I want to do
- Click on "Select all", because I really want to change them all
- Click on "Transition"
- Choose my transition
- Click on "Edit fields" to confirm that this is the transition I want
- Click on "Confirm"

And I had to repeat this series of commands for every one of these transitions:

- Prioritize
- Analyze
- Develop
- Perform SIT
- Put in UAT individually (Add to release candidate)
- Flag for deplayment to live
- Deploy to live

Quick, some ice, my mouse took fire!

vendredi, janvier 09, 2009

Anthropologie de la réuniographie
Meetography anthropology

Les réunions, points d'orgue de la dure journée de labeur du col blanc. Des sans-grades comme moi qui en ont deux par semaine, aux manageurs chevronnés qui s'en collent 10 par jour, jusqu'à l'ultime perpétuelle réunion primale du PDG en rut, c'est le moment où l'on attrape son cahier ou une feuille volante, et que l'on s'installe autour d'une table.

J'ai pu lors de ces moments bénis cataloguer mes collègues en un certain nombre de catégories, en discriminant via le type de notes qu'ils prenaient. Florilège:

Meetings are the pinnacle of the white collar's day of hardship. From the low end like me with 2 meetings per week, to the journeyman manager with 10 per day, up to the ultimate eternal primal meeting of the semi-god CEO, that is the moment when we grab a notebook or a vague piece of paper, and sit around a table.

I could during these blessed moments categorize my colleagues under a number of labels, discriminating based on the kind of notes they were providing. Best of:



Celui là, c'est le faux serieux. Il arrive en réunion, avec son petit cahier bien propret, écrit la date, et s'arrête là. À la prochaine réunion, il tirera peut-être un trait, et réécrira la nouvelle date. Au final, ses notes s'apparentent plus à un calendrier qu'à autre chose.
This one is the false serious. He arrives in the meeting, with his nice little notebook, writes the date, and stops there. At the next meeting, he might draw a line, and will write the new date. Eventually, his notebook looks more like a calendar than anything else.


Voilà l'adepte du stylo 4 couleurs. Tout fier de son jouet, il en abusera avec des notes arc-en-ciel et des soulignements multicolores.
This one is the adept of the 4 colours pen. Very proud of his toy, he will wildly overuse it through rainbow notes and multicolour underlyings


Le précis enregistre tout à la manière d'un magnétophone, et remplit des pages et des pages de notes, qu'il recopiera ensuite religieusement pour les envoyer à tous les participants après réunion, lesquels s'abstiendront bien entendu d'y jeter ne serais-ce qu'un coup d'œil. Les précis les plus pervers vont jusqu'à imprimer leurs notes pour en donner un exemplaire papier à tous. Arbres, je pleure avec vous de l'hécatombe qui vous menace!
The precise registers everything like a tape recorder, and takes pages and pages on notes, that he will then carefully type and send to all participants, who will of course not even glance at them. The most perverse of the precises go as far as priting their notes to leave a paper trail for everyone. Trees, I am crying with you on your fate!


Je finis avec mon préféré, l'artiste incompris. L'hémisphère gauche de son cerveau étant obnubilée par la réunion, le droit se lâche et dessine comme sous hypnose des petits dessins, des formes géométriques ésotériques, entoure 15 fois les quelques vraies notes noyées sous la masse, repasse plusieurs fois sur le trait, jusqu'à transpercer la page, à en faire rosir de plaisir Dali, Jeff Koons et Picasso réunis.
I finish with my favorite, the misunderstood artist. The left half of his brain being clinched on the meeting, the right lets itself go, and writes like under hypnosis small cartoons, esoteric geometric shapes, circles 15 times the rare meaningful notes lost in the middle of the page, redraws on top of previous strokes until the paper has holes, in a way that would surely please Dali, Jeff Joons and Picasso together.

Et vous, quel graphoréunionneur êtes vous?
And you, what meetographist are you?

jeudi, novembre 27, 2008

Le comique de répétition, peut-être?



Do I feel like there is a pattern somewhere?

dimanche, octobre 26, 2008

lundi, octobre 13, 2008

En ces temps troublés, la Banque a décidé de frapper fort pour réduire les coûts: apposer sur les murs des toilettes des affichettes appelant à la modération quant aux produits sanitaires. Et d'égrener les statistiques annuelles:

* 25 000 000 de feuilles pour s'essuyer les mains
* 260 000 rouleaux de PQ
* 10 000 litres de savon

Ils avaient bien essayé d'introduire des sèche-mains, mais les gonzes situés à proximité des gogues s'étaient plaint du bruit. Le chemin vers le respect de l'environnement est semé d'embuches...


In these troubled times, the Bank decided to hit hard on the costs: they stuck some leaflets on the toilets walls demanding some moderation on the usage of sanitary products. And they listed the statistics:

* 25 000 000 hand wiping sheets
* 260 000 rolls of toilet paper
* 10 000 litres of soap

They tried to introduce some hand dryers, but the guys neighbouring the lavatories complained that it was too noisy. The path toward environmental friendliness is littered with traps...

lundi, juillet 28, 2008

Disclaimeur: mes statistiques sont tout sauf scientifiques, donc prenez mes chiffres avec des pincettes géantes.

Cela faisait un certain temps que je ne m'étais pas plongé dans la comparaison des langages les plus demandés par l'industrie. Voici donc un beau diagramme du nombre de jobs proposés à Londres dans les 7 derniers jours par langage, sur deux sites majeurs, l'un plus généraliste, et l'autre plus orienté vers la finance.

La grosse surprise, c'est de voir que le C++, largement mené par Java et C# chez les généralistes, se rattrape particulièrement bien dans le monde de la finance. Est-ce parce que le pricing se fait principalement dans ce langage? Ou qu'il y a plus de projets de maintenance, avec de gros systèmes développés dans les années 90?

Toujours est-il que en ce qui concerne les langages Web, la finance n'en veux pas (ce qui est plutôt étrange, mais bon, passons). Et enfin, au passage, Ruby fait une maigre percée, mais uniquement on-rails. Chez les généralistes, l'Asp se taille la part du lion.




Disclaimer: my stats are everything but scientific, so take them with a handful of salt

It had been a long time I did not regenerate my comparisons of the languages most being sought after by the industry. Therefore, here is a pretty diagram of the number of jobs advertised for London in the last 7 days, classified by language, and taken on two major job websites, one more generalist, the other more oriented toward finance.

The big surprise is to see C++, lagging behind Java and C# for the generalists, is actually in front for finance. Is it because most pricing systems are written in C++? Or that there are more legacy systems in finance written in the 90s?

Anyway, for web languages, it seems that finance could not care less (which sounds strange, by the way). And finally, Ruby is vaguely showing, but only in its "on rails" version. Among the generalists, ASP takes the share of the lion.

samedi, juin 21, 2008

Dans le port d'Canary Wharf
Y'a des banquiers qui boivent
Et qui boivent, et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Du FTSE, du Dow Jones
Du CAC40, du DAX
Enfin, ils boivent aux indices
Qui leurs donnent leurs jolies Porshes
Qui leurs donnent leurs Ferraris
Pour une carte de crédit
Et quand ils ont bien bu
...

Bonus à ceux qui trouvent la chanson d'où c'est tiré!

vendredi, juin 13, 2008

Beaucoup ont pu entendre parler de la crise du crédit qui secoue actuellement les places financières mondiales, et entre autres la City. Et c'est pas que du flan, car depuis les tranchées, je peux vous dire que ça commence à faire peur.

Tout d'abord, il y a eu des bruits de couloirs sur d'éventuels dégraissages. L'on a cru y échapper, et bim, c'est de retour! Sur notre département d'une grosse centaine de personnes, une grosse dizaine s'est vu notifiée d'une sorte de congé étrange, pendant lequel on leur dit que de grosses légumes vont statuer sur leur sort. Cependant, c'est comme s'ils étaient virés: leurs bureaux sont nettoyés, leurs ordinateurs enlevés, et ils disparaissent du système. Comme ils ont encore l'espérance de revenir, ils ne font pas trop de foin sur la charrette, mais c'est pipeau.

Moins de gens, bien sûr, mais plus de boulot! Ceux qui restent, et plus particulièrement ceux qui ne génèrent pas directement d'argent, font un boucan pas possible pour montrer à quel point ils sont utiles. C'est humain. Ainsi, l'équipe qui s'assure du respect des procédures, et l'équipe qui gère le déploiement de nos logiciels, compliquent à plaisir la paperasse, et ajoutent de nouvelles règles un peu partout. Là où nous expliquions que telle procédure allait nous retarder et nous rendre moins agiles (c'est le terme à la mode), l'on nous a signifié que si notre seule excuse était le facteur temps, elle n'était pas valide. Alors que l'on pourrait penser qu'en ces temps difficiles, l'on devrait augmenter notre productivité, tenter de sauver les postes, et de manière générale faire du meilleur business, c'est le contraire qui se passe, et la gigantesque machine s'immobilise dans un grand crissement de freins et des jets de vapeur.

Les femmes et les enfants d'abord, qu'ils disaient...


Many might have heard about the credit crunch crisis that currently shakes financial places around the world, and among others the City. And that's no joking matter, from where I am in the trenches, I can tell you it ain't pretty.

First, there were rumors on potential layoffs. Then we though we would escape the cut, and no, it's back! In our department, on a big hundred of people, a big ten of the employees have been notified of some sort of strange leave, during which, they are told, some big guys are going to think about their fate. But it is as if they were fired: desks cleaned, computers removed, system entries erased. Since they still have the hope of coming back, they don't make too much noise on their way out, but it's all bullshit.

Less people, of course, but more work! Those who stay, and more particularely those whose job is not directly related to making money, are now making as much noise as possible to show how useful they are, which is fair enough. Thus, the compliance team, and the software deployment team, add complexity to procedures and tons of red tape about everywhere. When we tried to explain that such procedures were unfit because they were making us less agile (that's the fashion word of the decade) and taking too much time, we were told that the "time" factor was not an excuse. You might think that on these difficult times, we should try to improve our productivity, try to save jobs, and in a general way try to do better business, but it is exactly the inverse that is happening, and the gigantic machine grinds into a halt.

Women and children first, they were saying...

lundi, juin 02, 2008

J'ai laissé ma montre chez le bijoutier pour qu'il me remplace la batterie. Comme apparemment je suis l'heureux propriétaire d'un modèle qu'il faut "resceller", c'est forcément plus compliqué (et plus cher!). Non content de me la garder pour 4 semaines, il me fait payer l'équivalent d'un bon repas pour deux.

Et surtout, comment vais-je faire pour savoir l'heure, maintenant? A mon avis, les bijoutiers devraient être comme les garagistes: pendant les réparations, ils devraient en prêter une autre!


I left my watch at the jeweler so that he would replace the battery. Since I am apparently the happy owner of a model that needs to be "resealed", it's of course more complicated (and more expensive). Not only he keeps it for 4 weeks, but he makes me pay the equivalent of a good meal for two.

And now, how will I know the time it is? In my humble opinion, jewelers should be like car repairmen: during the time of the reparations, they should lend another!

jeudi, mai 22, 2008

Delanoë fait son coming-out libéral

Je lui aurais pourtant dit que c'était une mauvaise idée! J'imagine qu'il a dû peser le pour et le contre, mais se dire libéral en France, c'est risqué. Il a beau expliquer qu'il s'agit de l'autre sens du mot libéral, que libéral ne veut pas dire capitaliste, on l'écoute peu, et les remarques acerbes (et croates? :) ) volent bas dans Libé et Rue 89(je linke sur Rue 89 et pas sur Libé parce que chez ces derniers, autant que je sache, les articles sont supprimés après un certain temps).

A mon humble avis, il vient de fusiller ses chances pour la tête du PS et pour 2012, mais bon, il sait probablement ce qu'il fait.

Fondamentalement, le voir face à Sarkozy aux prochaines présidentielles ne me déplairait pas. J'aime bien la logique libérale, et j'ai de plus beaucoup de mal à voir ce que proposent les anti-libéraux et les alter-mondialistes. J'ai d'ailleurs la forte intention de me pencher sur le cas Besancenot un de ces quatre, et de voir un peu quelles sont ses idées. Et on essaiera d'éviter de gloser sur sa famille plus que BCBG (Argh, je viens de le faire!).

mardi, mai 20, 2008

Lu dans un journal londonien gratuit du matin, une augmentation du taux de divorce chez les banquiers! Avec la crise qui s'annonce, il semblerait que de nombreuses femmes prennent leurs billes et leur part du butin conjugal avant la débandade. Plutôt triste, non?

Ceci dit, j'ai du mal à comprendre: que leur conjoint gagne moins, c'est très possible, mais il est peu probable qu'il commence à manger leur pain blanc. Et puis, la crise ne durera pas toujours! A mon avis, c'est plutôt un prétexte pour les couples qui battaient déjà de l'aile, faisant de "maintenant" le moins pire moment pour se séparer.

Allez les filles, accrochez vous! Quoi de plus sexy qu'un banquier, après tout?


Read in a free London morning newspaper, an increase of the divorce rate among bankers! With the crisis approaching, it seems that many women are cutting their losses and taking their share of the couple's money before everything going pear shaped. Rather sad, isn't it?

This said, I still don't get it: that their spouse earns less, that very possible, but it is less likely that they will be starting to eat into their assets. And the crisis is not going to go forever! Seems to me that it's more an excuse for the couples that were going very bad already, "now" being the least worst moment to get separated.

Come on, girls, hook on them! What's more sexy than a banker, after all?

jeudi, janvier 24, 2008

Gros soucis pour toutes les banques! Citigroup n'a pas fait beaucoup moins bien que les autres, mais avec un pareil logo, je n'ai pas pu résister... Voilà donc ma proposition de logo pour quand les conditions ne sont plus au beau fixe.

Bon, et puis avec les 5 milliards d'euros perdus par le trader de la SoGé, il va falloir que je leur en trouve un à eux aussi.




Bad time for the banks! Citigroup did not perform much worse than the others, but with such a logo, I couldn't resist... Here is my proposal for when the market conditions are not that shiny.

And, with the 5 billion euros lost by the trader from the SoGé, I will need to find one for them too.

samedi, décembre 08, 2007

Je fais une méchante descente sur les shortbreads en promo, c'est la décadence. Je me remonte le moral, miné en voyant mon surpayé n+2 se barrer à 17h30 tous les jours (sauf hier, où c'était 15h). Il parait qu'en théorie des jeux, c'est en fait tout à fait normal: c'est parce que ce genre de boulot est enviable que les petits jeunes se donnent à fond en espérant toucher le gros lot.


I am wildly attacking my half-price shortbreads, it's the total downfall. I am trying to boost my morale, seriously down after contemplating my overpaid boss's boss leaving everyday at 17:30 (except yesterday, when it was 15:00). Apparently, this makes sense in terms of game theory: it is because this kind of job is appealing that the younger ones work like crazy, hoping to be one of the happy fews.