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lundi, septembre 03, 2012

Robo Jî

Comme promis, la critique de Robo Jî, vu dans l'avion de mon retour du Japon. Ça commence à faire un bail, mais ainsi cela a eu le temps de décanter.

Le pitch: 3 jeunes roboticiens pas trop bons détruisent accidentellement leur robot quelques jours avant sa présentation lors d'un salon. Ils se retrouvent à embaucher un vieil homme pour revêtir le robot afin de faire illusion, mais le vieil homme sauve une jeune fille à cette occasion, et le robot se retrouve propulsé sur la scène nationale. Tout le monde le demande, et les jeunes gens se retrouvent à devoir continuer de jouer la comédie avec le vieil homme pour sauver leurs postes. Ce dernier va profiter de la situation pour sortir de l'ennui de la retraite.

C'est une comédie tout à fait agréable, centrée autour du thème original de la vieillesse. Le vieux ronchon revit à travers la célébrité du robot qu'il habite, alors que les 3 jeunes se sentent de plus en plus coincés par la situation.

On n'évitera cependant pas l'humour parfois un poil lourdingue, via notamment les flatulences répétées du vieux, ou les coups d’œil sous les jupes des étudiantes (serait-ce une constante chez les japonais?). Par contre, le film évite judicieusement l'histoire d'amour à l'américaine, et évite de trop appuyer sur les quiproquos.

J'aime particulièrement la conception "crowd-sourcée" d'un robot par le groupe d'étudiants, le côté technophile du film, et la charmante Yuriko Yoshitaka en geekette obsédée par ce robot.

Je doute que le film aille beaucoup plus loin que le Japon, mais il occupera agréablement une soirée si jamais vous mettez la main dessus.

vendredi, juin 29, 2012

Épilogue

C'est le Samedi 21 Avril que je quittai ma chambre d'hôtel pour la dernière fois. Je ne résistai bien entendu pas au plaisir de prendre une photo des chiottes, parce que quand même.

Je rencontrais un français dans l'ascenseur qui partait également, nous discutâmes un petit peu, il avait l'intention de prendre le bus de l'hôtel pour aller à l'aéroport. Quand à moi, c'était tout à fait hors de question, pour me donner une dernière chance de muser dans les rues de Tokyo. Le train, c'est mieux, surtout quand on peut le faire passer en note de frais, et utiliser sa biza cald.

Je trouvais l'aéroport sinistre, mais fis quand même quelques achats : de l'anguille, et les fameuses tokyo bananas (que c'est d'ailleurs pas terrible). Par contre, scandale, impossible de trouver un magasin me vendant des baumkuchen. Je pris donc le parti de m'enfiler quelques jus de tomate au lounge pour patienter.

Le repas dans l'avion fut tout aussi remarquable qu'à l'aller, et l'hôtesse de l'air, ayant probablement détecté mon spleen, fut généreuse sur le saké. Juste le temps de voir Mission Impossible 12 (plutôt nullard), et Robot G, comédie japonaise bien fichue dont il faudra que je vous parle plus avant, et je sombrais dans le sommeil.

vendredi, mai 18, 2012

Vendredi 20. Les collègues m'avaient proposer de sortir quelque part, et c'est donc vers un club de Jazz des quartiers un peu plus fun que le centre financier que nous nous sommes dirigés après le boulot. Une courte course de taxi (les portes du taxi s'ouvrent et se ferment toutes seules!) plus tard, et nous recherchons l'endroit. Preuve encore une fois de l’extrême qualité de service, la serveuse vient nous chercher dans la rue alors que nous étions à la peine pour trouver l'entrée. Quelques temps plus tard, et c'est un excellent concert de Jazz avec une chanteuse, un pianiste, un bassiste et un batteur alors que nous nous tortorons du risotto ou des assiettes de jambon. Grands classiques, il me suffit de fermer les yeux pour me croire au New Morning ou au Caveau de la Huchette.

C'est déjà l'heure de réintégrer mon hôtel et de faire mes valises pour un départ le lendemain matin. La bière me rend mélancolique.

lundi, mai 14, 2012

Jeudi 19. Tempura à midi, miam! Et puis, durant l'après-midi, je suis allé faire un tour au Daimaru de la gare de Tokyo, un grand magasin luxueux. Je me suis particulièrement intéressé au rez-de-chaussée, qui est l'étage des douceurs. J'ai acheté quelques boites au hasard de trucs qui avaient l'air rigolos. Je leur demande, en anglais bien évidemment, ce qu'il y a dans le gâteau. Ils essayent de m'expliquer 2 minutes, puis ils m'en donnent un pour goûter. C'est à base de lotus ou de pâte de haricots, et c'est pas mauvais. Finalement, je m'en vais acheter quelques Baumkuchen, qui sont des gâteaux cuits à la broche, couche par couche, ce qui donne au produit un aspect tronc d'arbre . C'est apparemment extrêmement prisé au Japon, mais au Daimaru, ils poussent le système à son paroxysme, avec boites luxueuses, et longue courbette de la vendeuse à la fin de la transaction.

lundi, mai 07, 2012

Mercredi 18. Je suis maintenant dans ma petite routine: mon petit dej puis l'arrivée au boulot dès potron-minet, mais je commence à découvrir qui sont les collègues qui aiment bien manger. L'on m'emmène donc dans un endroit où ils font du Katsu Curry. Bien, très bien! Je me régale.

Cependant, une fois le soir venu, je me rends compte d'une spécificité des restaurants Tokyoites du centre-ville: la plupart ferment à 23h, et donc cessent de servir à 22h. Le temps de me décider, et c'est 3 ou 4 restaurants qui me refusent l'entrée.

Heureusement, l'on peut toujours compter sur Ginza, le quartier de la mode. Je repère un restaurant à l'air sympa, qui indique arrêter de servir à 22h30. Ayant réussi à obtenir le menu en anglais, je découvre qu'il s'agit d'un restaurant spécialisé dans la langue de bœuf. Je me laisse néanmoins tenter par un bol de nouilles et du porc grillé.

mardi, mai 01, 2012

Mardi 17. Je commence à comprendre comment la ville est agencée, et en tentant un chemin plus court, je tombe sur un Starbucks! Qui accepte la Biza cald! Mais attention, même au Starbucks, Tokyo reste Tokyo, et l'on m'a servi mon thé dans un beau sac, dans lequel était monté un petit établi en carton permettant de tenir le gobelet, plus un gobelet supplémentaire vide, pour y déposer le sachet de thé. Je mange sur le chemin du boulot, mais je crois avoir fait là un faux-pas culturel, parce qu'apparemment, je suis le seul. Il serait donc impoli de manger dans la rue?

Pour les restos, je commence également à comprendre le truc: chaque bâtiment du centre ville contient un centre commercial sur quelque chose comme 3 étages et 2 sous-sols, dans lesquels on trouve principalement à manger ou à boire. À l'entrée des bâtiments, il y a donc de grandes affiches avec la liste des restos et une photo montrant le genre de nourriture à laquelle l'on peut s'attendre. Il suffit donc de se laisser porter! Au niveau des restaurants eux-mêmes, l'on voit souvent dans la vitrine les représentations des plats en plastique. C'est simple, il suffit de montrer au serveur ce dont on a envie.

Le soir, c'est les drinks entre collègues. Contrairement aux manières britanniques, ici, l'on commande toujours quelque chose à manger pour accompagner les bières, et le serveur apportera des verres d'eau à la fin. Nous passons ensuite au Rock & Roll coffee s'envoyer quelques shots de Tequila, et finissons par un grand bol de nouilles, l'équivalent local du Kebab londonien.

dimanche, avril 29, 2012

En quête de petit dej

Lundi 16. Bien sûr, dès 5h30 du matin, je ne peux plus dormir. Le soleil s'étant levé également, je me décide à sortir, alors qu'il est 6h40. Dehors, c'est très vide, tout est fermé. Je me dirige doucement vers le parc que j'ai repéré depuis la fenêtre de mon hôtel. C'est tiré au cordeau, entouré d'eau et de hauts murs, et j'apprendrai plus tard qu'il s'agit du parc impérial.

Quelques joggers, quelques travailleurs matinaux, et quelques vagabonds. Et les cerisiers en fleurs! Le tout est fort joli, et ressemble à une estampe.

Un peu plus loin, l'on a la statue d'un Samurai célèbre, Kusunoki Masashige.

Et sur la queue de son cheval, un petit piaf, qui avait trouvé là l'endroit parfait pour faire une pause.

Ah, les cerisiers! Il y en avait toute une allée derrière un des murs, que je me suis remontée doucement.

Finalement, après avoir repéré le bâtiment du boulot, je n'ai toujours pas trouvé un endroit pour prendre un petit déjeuner, et il commence à faire faim. Les quelques endroits ouverts font des hot dogs (un peu trop hardcore pour moi), ou des nouilles (ce qui est mieux, mais y'a pas d'images et je sens que ça va être sport pour s'expliquer). Finalement, je passe par deux boutiques à l'occidentale où je me prends un thé et un pseudo croissant. Ils n'acceptent pas la Biza cald, donc ce sera pour ma pomme. De retour au boulot, et mes pieds crient grâce après ces deux heures à crapahuter en chaussures de ville.

Le midi, je m'échappe pour aller chercher un endroit où croûter. Ayant tourné un peu, je trouve une place sur laquelle sont installées des camionnettes vendant toutes sortes de nourritures. Dans l'une d'elle, 3 demoiselles tout à fait charmantes me vendent une tranche de poulet fondante grillée sur riz et légumes. Ça ne coûte pratiquement rien, et je me régale.

Ce qui nous amène au dîner! Vers 21h, deux grands pontes en visite également me proposent un barbecue coréen, recommandé par un ami japonais. Et bien c'était délicieux. L'on nous a installé sur une sorte d'estrade sur laquelle il faut monter, après avoir enlevé ses chaussures, puis s'asseoir en passant ses pieds sous la table. Au menu, ce sont des plats de viande d'une tendresse extraordinaire, que l'on fait griller sur le petit barbecue au charbon au milieu de la table. L'on arrose le tout de bière et de saké, et l'on finit par un grand bol de riz avec des champignons et une sauce au sésame.

mardi, avril 24, 2012

Biza Cald

Dimanche 15. C'est l'arrivée à l'aéroport, et la recherche du Narita Express (N-Ex), le train qui m'emmènera à la gare de Tokyo. Déjà, le service est impeccable: faisant la queue vers les guichets, une employée non seulement m'indique l'emplacement des machines, mais m'accompagne même sur les 30 mètres du trajet.

Le train arrive, est méticuleusement nettoyé (serpillère!), et les sièges tournés sur leur base pour qu'ils soient tous dans le sens de la marche. Le voyage dure une petite heure, pendant laquelle je peux admirer les banlieues plutôt grises de la capitale.

Enfin arrivé, c'est la cohue. Un monde fou, dans cette gare! Je me dirige vers une sortie au hasard, puis découvre sur mon plan qu'il ne s'agissait pas de la bonne. C'est pas grave, je retrouverai mon hôtel par le chemin des écoliers.

Je passe par une rue pleine de restaurants. Repérés pour plus tard! Arrivé à l'hôtel, le personnel se précipite pour me piquer ma valise, je tiens bon. Je profite quand même de la situation pour m'enquérir de la présence de distributeurs de billets. C'est là que tout se complique: manifestement, au Japon, la plupart des banques fournissent des distributeurs qui ne marchent qu'avec des cartes japonaises. Il faut donc trouver une CityGroup ou HSBC pour avoir une chance de tirer des sous avec ma Biza cald, comme j'apprends rapidement à prononcer le nom de ma carte Visa.

Je traverse donc sans le savoir le quartier de Ginza, apparemment le temple mondial du shopping de luxe, pour trouver une banque. Muni de menue monnaie, je n'ai plus qu'à retourner à la rue précédemment remarquée, pour y trouver un restaurant qui soit japonais (il y a plein de coréens, chinois, italiens... Je veux manger local!), suffisamment fréquenté par les locaux (gage de qualité?), qui fasse autre chose que du sushi, et qui accepte la Biza cald.

Je finis par choisir un restaurant qui fait des Yakitori, c'est à dire des petites brochettes variées. Derrière le bar, le cuistot a un gros barbecue, et fait cuire ses brochettes avec brio, les tournant, retournant et les trempant dans la sauce. Il y a donc des brochettes de porc, de bœuf, de piments doux, d'asperges, de chair à saucisse, d'ailes de poulet, et le tout est accompagné de pickles, de petits bouts d'omelette, et d'un petit bol de soupe de poulet.

Retour à l'hôtel. Il fait encore faim, alors je m'arrête à la pâtisserie de luxe, où des petits pains me font de l’œil. L'on me les vend cérémonieusement. De retour à la chambre, je découvre cependant que bien que vendus au prix de l'or, les pains sont plutôt raides. Après 5 minutes de télé (les vaches, ils ont même doublé la BBC, c'est inaudible!), dodo.

dimanche, avril 22, 2012

Avec All Nippon Airways, pas de danger d'occident aérien

Samedi 14. Dès l'arrivée à l'enregistrement, on s'y sent déjà. L'employée derrière le comptoir, pourtant Japonaise comme moi, y met les formes, avec remise des papelards avec les deux mains.

Ma boite ayant tout d'un coup décidé que je valais la classe affaire, je zappe toutes les queues, et me retrouve en moins de deux dans l'avion, dans le siège le plus spacieux que j'ai jamais vu (et encore moins expérimenté). Au micro, l'hôtesse cause à toute blinde, en finissant pratiquement chaque phrase par "kudasai" (s'il vous plait).

Une fois en vol, et deux verres de saké dans le ventre, je plane moi aussi. S'ensuit un repas tout à fait délicieux, avec verrines, soupe miso, petites bouchées variées (beaucoup de poisson et de sauce soja), poisson grillé, le tout finissant par une excellente coupe de glace. Sous le quadruple effet de l'émotion, de l'alcool, du casque anti-bruit, et du siège s'étant transformé en lit complètement à l'horizontale, je m'endors.

samedi, avril 21, 2012

De retour de Tokyo

Ce fut une semaine courte mais intense, et me voilà revenu de l'Empire du Soleil Levant. Pas d'inquiétudes, j'ai pris des notes, et vous ferai en récit détaillé de mes aventures tokyoïtes.