samedi, mai 24, 2025

Une nouvelle maquette : le Fairey Swordfish de chez Tamiya

On continue dans les avions de la seconde guerre mondiale avec le Fairey Swordfish, avion embarqué britannique qui a eu une longue et glorieuse carrière bien qu'un peu dépassé. On retrouve la précision infernale des modèles de chez Tamiya, avec des mélanges de couleurs un peu dingues et des pièces absolument minuscules avec tout un tas de détails à peindre d´une couleur forcément différente. Mais c'est ça qu'on aime ! J'imagine que les haubans pour attacher les ailes seront particulièrement difficiles à installer. Le fuselage blanc devrait également être intéressant à peindre - Je ne suis pas équippé pour peindre à la bombe, donc je fais tout au pinceau, avec quelques tentatives pour diluer un peu la peinture et obtenir des résultats plus nets.

J'ai commencé la peinture de petites pièces - Rien de très photogénique pour l'instant, mais ça va venir !

lundi, mai 05, 2025

Une partie d'échecs

Je me suis mis depuis peu un tant soit peu sérieusement aux échecs, et j'ai commencé à jouer quelques parties sur Lichess (excellente platforme au demeurant, j'apprécie particulièrement l'aspect non-commercial et donc l'absence d'offres premium et de notifications en tout genre). Je me suis pris de nombreuses claques et j'ai gagné quelques parties plutôt sur des coups de chance, mais aujourd'hui j'ai eu affaire à un particulier pas banal.

Il joue les blancs, je joue les noirs. Je joue systématiquement la défense moderne (ça fait très pro comme ça, mais c'est la seule défense que j'ai apprise, c'est simplissime et ça marche généralement pas mal, du moins à mon niveau). Au bout de 3 coups, je me rends compte que mon adversaire essaie de me coller un mat du bergerauquel ma position était sensible. Je me protège un peu au dernier moment en catastrophe, puis il s'en va très aggressivement après ma dame. Une fois de plus, je défends d'une manière un peu moche mais je limite les dégats. Et là, abandon !

En regardant un peu l'historique de mon adversaire, je vois qu'il poursuit parfois les matchs jusqu'au bout, mais son monde c'est quand même de tenter le mat du berger et d'abandonner très vite si cela ne lui donne pas un avantage immédiat (ou le mat, évidemment). Dans une partie précédente, le type a eu le culot de demander la nulle alors qu'il venait de sacrifier sa dame en ratant son coup du berger !

Tout cela n'empêche pas mon évolution pitoyable aux abysses du classement. Mais c'est bien plus fun que je ne l'avais imaginé.

lundi, avril 21, 2025

Cinéclub - Ne Zha 2

Ne Zha 2 est la suite de Ne Zha, film Chinois d'animation reprenant le héros mythologique Ne Zha, jeune garçon né démon au grand coeur. Dans cette suite, le garçon doit partager son corps avec le fils du dragon, son rival dans l'épisode précédent, pour remporter une épreuve céleste et lui permettre de récupérer son propre corps.

Déjà, techniquement, c'est un succès absolu : les graphismes sont magnifiques, les effets d'eau, de surface d'océan, de lave, de fumée, sont tous rendus avec un réalisme époustouflant. L'animation est belle, le design des personnages est très riche, et va des personnages divins très stylisés jusqu'aux caricatures comiques des paysans (étrangement, ce n'est jamais l'inverse). L'on a aussi dragons et monstres marins, avec une mention spéciale pour le combattant requin particulièrement bien fait.

Beau travail sur le sound design également. En revanche, la musique est perfectible - Le riff de guitare électrique lors de la bataille finale m'a semblé un peu décalé.

Mais pour moi, le gros défaut de ce film, c'est le scénario. L'histoire est brouillonne, part dans tout un tas de directions, avec retournements et countre-retournements qui n'apportent pas grand chose. L'on a de nombreux personnages à peine effleurés et dont on a du mal à comprendre les motivations, en particulier le vieux maître sur son bambou, son fils l'enfant léopard et son autre fils (?) le mage au fouet, antipathique mais pas tant que ça (?). On nous fait également un setup de fou sur les frêres de Ne Zha, qui ne servent finalement à rien. Le scénario est donc complètement forcé : Ne Zha accepte d'aider le fils du dragon à retrouver son corps, pourquoi donc lui mettre la pression en le menaçant de détruire sa ville s'il ne réussit pas dans les 7 jours ? Mieux vaut tenter de l'aider ! Pourquoi la mère du héros meurt-elle alors que tous les autres dans le chaudron ont l'air de tenir le coup, personne pour lui filer un coup de main magique ? Cette scène, d'ailleurs, me semble complètement ratée : si l'on a besoin d'un flash-back de 5 minutes pour expliquer à quel point cette disparition est tragique et touche le héros, alors on a complètement raté la mise en place du personnage et des enjeux !

Le ton du film même est brouillon : humour scato et mignons cochons volants d'un côté, meurtres de masse et drames familiaux de l'autre.

Je suppose que de nombreux personnages ou références parlent plus au public chinois : le dieu de la longévité qui prépare ses pillules d'immortalité, la représentation du palais céleste, les elixirs taoistes, les guerriers celestes qui sont en fait des esprits animaux de cerf et de grue (grands classiques que l'on retrouve dans pratiquement chaque chapitre de la "périgrination vers l'ouest").

Finalement, voici un film qui à mon avis aurait gagné à décider ce qu'il voulait être, plutôt que de vouloir tout faire. Un scénario resséré, un arc clair, un humour mieux dosé. Peut-être pour Ne Zha 3 ?

lundi, avril 07, 2025

Cinéclub - Flow

Avec son oscar du meilleur film d'animation 2025, son absence de dialogues, et un développement qui utilise le modeleur 3D Blender, un de mes logiciels favoris, j'avais très envie de voir Flow. Et je n'ai pas été déçu ! C'est un film qui prend son temps, et qui propose parmi de magnifiques décors naturels et urbains une histoire sur la solidarité qui se créé entre 5 animaux, le chat, le capybara, le chien, le singe et l'oiseau, qui tentent d'échapper à une gigantesque montée des eaux dans un monde d'où les humains ont disparu.

Le parti pris esthétique a un côté presque impressioniste, avec des à-plats de couleurs plutôt que de rechercher l'hyper-réalisme. Ajouté aux détails foisonnants de la végétation, aux couleurs des poissons, à l'eau glauque dans laquelle le chat tombe un peu trop souvent à son goût, c'est une claque graphique tout à fait remarquable. Le travail d'animation est également excellent, et les mouvements du chat et des autres animaux semblent naturels et realistes.

L'histoire avance assez lentement, et les adolescents biberonnés à Tik Tok pourraient trouver le temps long. Il faut se laisser porter par le film, qui commence lentement avec un rythme plus contemplatif, et accélère au fur et à mesure des péripéties de nos animaux.

Le film est bourré de symbolismes et de références bibliques (difficile d'échapper au mythe de l'arche de Noé quand on a des bestioles sur un bateau alors que le monde est englouti). Il est intéressant de tenter de décrypter l'arc de chaque animal, en partant de ce qu'il représente, ainsi le chat solitaire qui construit doucement une amitié, le singe narcissique qui amasse tout un tas d'objets inutiles et passe son temps à se contempler dans son miroir, le chien joyeux et joueur mais dissipé, et vers quoi il évolue, c'est à dire une amitié durable et forte. Plus mystérieux sont le capybara tout d'abord, qui est l'animal généreux et sociable qui accepte tout le monde, mais pour lequel il ne semble pas y avoir d'arc narratif, et enfin l'oiseau, archétype de la sagesse, qui protège le chat, et semble savoir exactement où il veut aller et pourquoi. L'aboutissement de sa quête est particulièrement énigmatique, je l'ai compris comme un sacrifice pour faire redescendre les eaux, mais pourquoi, comment, et vers qui (une divinité ? mais dans quel but ?).

Enfin, l'absence totale de dialogues est magistralement compensée par les bruits des animaux, leurs expressions et leur langage corporel, le tout servi avec de la belle musique. Un bon moment !

mercredi, avril 02, 2025

Cinéclub - Intouchables

Celui là, je l'avais complètement oublié, et c'est en le voyant bientôt sorti de Prime que je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais. Ça m'a beaucoup plu, très français dans sa manière de mélanger comédie et drame, et de présenter des personnages épais, qui ont une histoire, des défauts, mais surtout une grande humanité. Pas de chichis dans la mise en scène, mis à part la prolepse initiale (c'est comme ça qu'on appelle un flash forward en bon français, apparemment), qui pose immédiatement la grande complicité qui unira rapidement les deux personnages. En revanche, les dialogues sont ciselés. "Le mec il a saigné du nez sur un fond blanc et il demande 30.000 euros", "Il peint???"... Un bon moment !

vendredi, mars 21, 2025

Cinéclub - Les dents de la mer

Mieux vaut tard que jamais, voilà un grand classique dont je connaissais l'histoire et tout plein de citations ("We're gonna need a bigger boat!") sans pourtant l'avoir jamais vu. C'est maintenant chose faite. L'on voit bien comment ce film a pu devenir culte, enfilant juste assez de clichés pour le rendre parfaitement digeste (personnage principal au grand coeur héros malgré lui, politicien à courte vue, étudiants bourrés...) et des scènes de très bonne tension, vue des nageurs par en dessous, la musique qui ponctue l'arrivée du requin, et toute la scène finale de chasse au squale.

J'ai trouvé les effets spéciaux encore tout à fait regardables pour un film qui a quand même 50 ans, et c'est probablement la surprise principale du film : il a très bien vieilli. Bien qu'ancré dans son époque, il ne dépareille pas, et mis à part les coins de la bouche du requin qui se plient de manière un peu caoutchouteuse, c'est une bestiole tout à fait terrifiante qui s'enfile quand même pas mal de monde.

mardi, mars 18, 2025

Cinéclub - Conclave

Voilà un film que j'avais très envie de voir : un thriller au vatican, qui imagine l'élection d'un nouveau pape dans un contexte particulièrement chargé. Au menu, luttes de pouvoir, coups bas et ambitions sans bornes.

Ultra-nominé et récompensé une fois aux Oscars, c'est tout d'abord un film magnifique, car l'endroit et l'événement se prête aux belles images : clairs obscurs, jeux de lumière, belles architectures et perspectives magnifiques. Très beau travail de la couleur également avec les costumes rouge sang des cardinaux.

C'est enfin un film qui, sur un événement qui sur le principe me touche assez peu, m'a passionné : qui va l'emporter ? Quels secrets cachent les personnages ? Les plus modestes le sont-ils vraiment, est-ce que chacun, même s'il s'en défend, se prend quand même à s'imaginer pouvoir devenir l'homme le plus puissant de la chrétienté ?

Hui-clos magistral, j'en redemande des comme ça !

dimanche, février 16, 2025

Cinéclub - Douze hommes en colère

Encore un classique à rattraper, encore une belle expérience. Voilà un très beau film, très académique en un sens avec son unité de lieu, de temps et d'action, et en même temps du très beau cinéma et un message qui fait du bien en ces temps troublés. L'histoire, on la connaît : douze jurés se retrouvent dans une pièce pour prendre une décision à l'unanimité sur un parricide où l'affaire semble complètement claire et le suspect clairement coupable. Pourtant, parmis les jurés, un homme croit, non pas à l'innocence, mais au doute raisonable. Petit à petit, il arrive à convaincre les autres jurés que l'affaire n'est pas si claire, et l'acquitement est prononcé.

Ce qui rend ce film très fort, c'est la démonstration de l'intelligence des foules : ces jurés viennent de différents milieux, ont des âges différents, et chacun apporte un éclairage différent sur la situation, et c'est ensemble qu'ils finissent par se mettre d'accord. Ainsi, le vieux juré comprend les motivations et les biais des témoins eux-mêmes âgés, le juré qui vient d'un milieu misérable et violent permet de décortiquer le coup de couteau, le banquier timide évoque les menaces proférées sans y croire, et le juré étranger naturalisé respecte plus la démocratie et le droit que certains jurés "de souche".

C'est un film météorologique, aussi - On transpire avec eux, on frissonne avec eux quand l'averse finit par tomber - L'atmosphère, étouffante, finit par s'éclaircir lorsque le doute finit par triompher.

dimanche, février 09, 2025

Cinéclub - Whiplash

Whiplash est l'histoire d'un jeune batteur de jazz très ambitieux, aux prises avec un chef d'orchestre tyrannique. Le film soulève la question de la recherche de perfection, et des moyens utilisés pour y parvenir. C'est en étant abusif et brutal que le chef d'orchestre espère (du moins le prétend-il) découvrir, ou même créer, le prochain génie du Jazz, avec en filigrane l'histoire vraie de Charlie Parker qui avait raté un solo pris beaucoup trop vite et avait du quitter la scène, humilié, pour s'entraîner seul pendant un an et revenir transformé.

L'on passera quelques invraisemblances (les blessures à la main du batteur, la vengeance complètement hors sol du chef d'orchestre). Il y a peut-être aussi une petite facilité scénaristique qui consiste à se focaliser uniquement sur l'enjeu d'une tenue d'un tempo endiablé, en laissant de côté d'autres aspects techniques du métier de batteur. Le but du héros d'être le meilleur batteur du monde semble également en décalage, on ne le voit pas apprécier particulièrement la musique, et son intérêt semble porter uniquement sur la performance technique et athlétique.

Mais en revanche, quelle maîtrise dans la mise en scène et le montage ! Pas étonnant qu'il ait reçu tout un tas de récompenses dans la catégorie. La scène de début, quand le héros s'entraîne seul, et que le chef d'orchestre entre dans la salle de répétition, est saisissante : la caméra est en vue subjective du point de vue du chef d'orchestre, et le héros semble tout d'un coup nous remarquer, lever la tête, s'arrêter, et s'excuser. La scène de l'accident de voiture est également une séquence choc, c'est le cas de le dire, et m'a fait sacrément sursauter. Enfin, la dernière scène est magnifique, avec des mouvements et des placements de caméra tout à fait remarquables, et qui accompagnent la musique au plus près. Cela rend les scènes de musique incroyablement dynamiques, au point qu'on en oublie de respirer.

Il y a également une manière plutôt différente de filmer la musique : là où beaucoup de films proposent une vision romantique du musicien en extase et ne faisant qu'un avec son instrument, on voit ici toute la difficulté du travail de répétition, de l'angoisse et du stress, de la compétition féroce entre musiciens.

Et c'est finalement la grande question du film : est-ce que la fin justifie les moyens ? Est-ce qu'un professeur peut tout se permettre si cela transcende l'élève et lui permet de se dépasser, et tant pis pour les pots cassés et ceux qui n'ont pas pu suivre et qui sont détruits ? À cette question, le film semble finir par répondre oui, ce qui me met mal à l'aise : je reste convaincu que des génies peuvent émerger d'un enseignement respectueux et attentif. Et si l'on rate un ou deux génies parce que l'on a pas voulu tout sacrifier, peut-être est-ce mieux ainsi.

dimanche, février 02, 2025

Le brookie

On fait dans le pas léger avec ce "brookie", qui est donc un mélange de brownie et de cookie. L'idée, c'est de faire un brownie, et d'y déposer, dessus, et aussi pourquoi pas dedans, des morceaux de pâte à cookie. C'est évidemment plutôt lourdingue, et au final, même si ce n'est évidemment pas mauvais, la partie cookie n'apporte pas grand chose : finalement, autant manger, séparément, des brownies et des cookies plutôt que de tenter de les marier contre leur gré.

Juste une jolie photo

mardi, janvier 21, 2025

Cinéclub - Lawrence d'Arabie

Voici un film que j'avais envie de voir depuis longtemps ! Classique parmis les classiques, l'histoire de Lawrence d'Arabie, controversé officier de l'armée britannique qui a aidé les tribus arabes à s'unir durant la première guerre mondiale. Complètement mégalo et persuadé d'être un nouveau prophète, il permettra d'importantes conquêtes militaires contre les turcs.

C'est un film épique dans tous les sens du terme. Très long (plus de 3 heures), présentant de formidables paysages désertiques et de grandes scènes de bataille, autant que les tourments de son personnage principal, à la fois séduit et dégoûté par les horreurs de la guerre, et à l'équilibre mental parfois perturbé. J'ai surtout apprécié ces grandes cavalcades à dos de chameau dans ces paysages de roc et de sable, ainsi que ces histoires d'amitiés viriles (très viriles - il n'y a pas une seule femme au générique !) entre ces cultures si différentes. Le film contient plein de bonnes idées de réalisation - Une qui m'a particulièrement marquée est la direction des expéditions et des batailles : toujours de gauche à droite. Et à la fin, quand Lawrence prend enfin le chemin du retour, pour la première fois, on le voit passer de droite à gauche...

Il me reste encore quelques classiques à explorer. Peut-être "12 hommes en colère"?

dimanche, janvier 05, 2025

Bonne année !

Bonne année à tous ! Au menu de cette année, plus de photos de trucs à manger, des fiches de lecture, et des fiches cinoche !

mardi, octobre 08, 2024

Fiche de lecture - Casca la couronnée

Je crois que c'est dans le Canard Enchaîné que j'ai lu la critique de cet étrange objet littéraire, et je me suis dépêché d'acquérir l'ouvrage. Ce bouquin fusionne les codes de la fantasy avec ceux de la culture urbaine et des jeux vidéos pour donner une aventure foutraque et bizarroïde émaillé de digressions faussement naïves, le tout dans un têtu présent de l'indicatif. L'on suit donc les aventures de Casca, serveuse dans un golf qui se retrouve à devenir gardienne d'un objet mythique que tentent de s'arracher plusieurs factions plus ou moins amicales. Derrière ce scénario relativement standard, c'est une ode à la culture geek, avec des références continuelles aux Pokemon, aux jeux vidéos, aux Lego, aux grandes marques (ordinateurs, téléphones, voitures...) à la limite du "name dropping". Mais c'est aussi une histoire très drôle, avec des pouvoirs toujours renouvelés des boss que Casca et ses alliés doivent combattre, des petits appartés pince sans rire, et au final un délire généreux et qui ne se prend pas au sérieux.

Une belle lecture donc, aux antipodes d'une "horde du contrevent", mais pas moins plaisante !

dimanche, septembre 29, 2024

Rachmaninov

Je suis allé voir Leif Ove Andsnes jouer le concerto pour piano numéro 3 de Rachmaninov, accompagné par l'orchestre philarmonique de Londres dirigé par Edward Gardner. Performance impressionnante, magnifique salle de concert (Southbank près de Waterloo), et un bel orchestre. C'est quand même un sacré morceau, où on a pas le temps de s'ennuyer (contrairement à la pauvre cymbaliste qui a dû jouer 4 notes sur l'ensemble du concert!), et Andsnes (dont je n'avais jamais entendu parler avant d'ailleurs) y met du coeur.

Installé au premier rang du balcon, on se sentait un peu loin de l'orchestre, mais avec tout de même une vue imprenable. Et l'absence de public juste devant soi est sacrément confortable. Et le tout pour une fraction de ce que coûte une place dans un concert de pop un peu à la mode.

J'étais inquiet que ma fin de bronchite ne gache le concert de tout le monde, j'avais donc préparé ma bouteille d'eau et j'étais prêt à m'auto-externaliser en cas de quinte de toux. Finalement, j'ai toussé discrètement deux ou trois fois, et je ne pense pas avoir été le membre du public le plus disruptif.

Emporté par la magie de la musique, et connaissant bien le morceau par ailleurs, j'ai vraiment vécu chaque note, presque en transe, et dansant dans mon siège au rythme des tensions et des relâchements. C'est quand j'ai regardé autour de moi et que j'ai vu tout le monde absolument immobile que je me suis dit qu'il fallait peut-être me calmer.

Ça devait bien faire une décénie que je n'étais pas allé à un concert de musique classique, cela m'a donné envie de m'y remettre. On gardera un oeil sur le programme.

Fiche de lecture - Cold Comfort Farm par Stella Gibbons - L'humour sur le fil du rasoir

Voilà un bouquin qui m'est tombé dessus complètement à l'improviste - Recommandations croisées d'un collègue, je lui conseillais chaudement de lire "The ascent of the Rum Doodle", et il m'a dirigé vers "Cold Comfort Farm". Ce livre paru en 1932 est une parodie des romans populaires à l'époque mettant en scène une héroine (généralement urbaine et éduquée) qui allait transformer la vie de chacun des membres d'une famille rurale et frustre. Et là, le concept est poussé juste ce qu'il faut pour rendre le bouquin absolument hilarant, mais sans jamais tomber dans la farce.

On croisera donc une galerie de fermiers tous plus bizarres les uns que les autres, mais chacun prêt à exprimer une passion nouvelle, grace à Flora Poste, notre héroine pleine de resources et de certitudes jamais ébranlées. On croisera un prédicateur apocalyptique, une vache qui perd sa patte, un patois inventé pour l'occasion, et l'effrayante tante Ada qui fait un carnage avec son journal "Milk Producer Weekly".

La grande force de ce roman, c'est de rester juste à la limite du délire : avec son ton détaché, ses personnages déjantés mais cohérents, et ses péripéties totalement inattendues, c'est une pépite de pince-sans-rire.

dimanche, septembre 01, 2024

Spéléologie

J'ai tenté un nouveau truc, cet été : la spéléologie. Accompagnés d'un guide passioné et érudit, nous avons visité une minuscule partie d'un gigantesque complexe de cavernes. Pas mal de grimpette, parfois sur de vieilles échelles installées là de puis des décénies, une descente en rapppel, des boyaux, des lacs et des rivières souterrains, la fraicheur, l'obscurité, le silence... C'est un dépaysement total.

mardi, juin 11, 2024

Elections - Le retour

Je suis retourné aider aux élections européennes - J'étais assesseur suppléant, rapidement promu assesseur titulaire, et donc tenu de rester jusqu'à la fin du dépouillement. Ça m'a fait une grosse journée, parti de la maison à 6:30 et revenu vers 22:30, mais c'était encore une fois une bonne expérience humaine.

Pour le coup, il y a eu beaucoup de monde : avec environ 750 votants dans la journée dans mon bureau, c'est plus d'un votant à la minute - il y a eu la queue. J'ai passé pas mal de temps à l'urne, ce qui m'a permis d'annoncer des "A voté !" à répétition, pour la plus grande joie des enfants que les parents avaient emmené pour leur faire découvrir ce grand moment démocratique. J'ai parfois écorché quelques noms, parfois été félicité pour ma prononciation parfaite. On aura également vu dans le bureau une grande actrice franco-britannique très connue bien que plus toute jeune. Comme elle nous l'a dit, "moi aussi, faut bien que je vote"!

Kudos également pour cette jeune fille agoraphobe qui n'avait pas pu faire faire de procuration et qui a dû faire des efforts extrèmes pour venir voter. Derrière son masque chirurgical, tremblant comme une feuille, elle m'a tendu sa carte d'identité à bout de bras en me demandant de ne pas y toucher, puis, quand je lui ai confirmé qu'il allait falloir attraper les bulletins, s'est résignée à enfiler des gants et à partir dans l'isoloir. Bravo !

On a pas eu de grincheux, on a eu plein de blagues sur les prénoms, et malgré la fatigue même le dépouillement s'est passé dans la bonne humeur. On ne va pas se mentir, les opinions politiques des français de Londres sont relativement homogènes, ce qui aide à garder un bon esprit.

L'annonce de la dissolution est venue chambouler un peu l'atmosphère, surtout au moment de réaliser qu'il faudrait peut-être que l'on revienne aider - Une journée tous les 2 ou 3 ans, je veux bien, mais 3 fois dans le mois, ça commence à faire beaucoup !

Le résultat a été ce qu'il a été, mais la journée au bureau de vote a été un beau moment de convivialité. Ça fait plaisir.

jeudi, mai 30, 2024

Plates-bandes

Regardez-moi ces jolies petites fleurs ! J'étais tout fier de ma nouvelle plate-bande, avec impatiences, pétunias et callunes. Et puis le truc façon velours au milieu, qui s'avère être un aimant à gastéropodes ! C'est un mal pour un bien : pendant que les escargots et les limaces s'attaquent à la pauvre plante, ils laissent les autres à peu près tranquille, et il n'y a qu'à les cueillir pour les relâcher, humainement, dans un bosquet à distance.

samedi, mars 09, 2024

Arc-en-ciel

Le temps était à la pluie, le week-end dernier. Heureusement, cela donne parfois de jolies images, comme ce double arc-en-ciel qui allait d'un bout à l'autre de l'horizon. Je suis particulièrement content du rendu photo, car ce genre de phénomène est souvent bien moins visible, et donc impressionnant, en photo.