mercredi, décembre 02, 2015

Quiche sans beurre

Parce que le beurre, c'est quand même pas top pour les artères, j'avais arrêté de faire des quiches. C'était jusqu'à ce que l'on me recommande d'essayer la pâte à l'huile d'olive. Eh bien, c'est fort bon, bien plus diététique, et en plus c'est facile à faire!

Je donne rapidement la recette: dans un saladier, mettre 250g de farine, faire un puits, y mettre une grosse pincée de sel, 40ml d'huile d'olive, et un oeuf. Travailler la pâte à la main, en y ajoutant petit à petit entre 4 et 8 cuillères à soupe d'eau, jusqu'à former une boule compacte qui ne colle pas. Les puristes recommandent de mettre la boule de pâte 1/2 heure, voire tout une nuit au frigo, mais moi je l'étale tout de suite, je la mets dans un moule huilé, pique le fond avec une fourchette, et la fait précuire à four chaud pendant 20 minutes à 180°. Il suffit ensuite de la remplir avec ce qu'on veut, la couvrir d'un appareil fait avec 2 ou 3 jaunes d'oeuf et du lait, et faire cuire le tout à la même température entre 20 et 40 minutes.

L'on remarquera 2 choses: d'une part, je trouve cette pâte beaucoup plus facile à travailler que la pâte brisée traditionnelle. Avec ma pâte au beurre, je détruisais systématiquement la pauvre boule de pâte au moment de l'aplatir avec le rouleau, et j'en étais réduit à faire du patchwork pour faire mon fond de quiche. Avec celle là, l'on retrouve un petit peu la sensation de la pâte à pizza, c'est très élastique, et cela s'aplatit et s'attrape sans problèmes. D'autre part, la pâte a tendance à rétrécir lors de la pré-cuisson. et se détache des bords. Ce n'est pas grave en soit, mais cela veut dire que si le haut est un peu dentelé, l'appareil peut déborder et remplir les côtés de la quiche.

Mais trêves de plaisanteries, voici les photos de ma quiche à la ratatouille avec pâte brisée à l'huile d'olive!

jeudi, septembre 10, 2015

Il aurait été opportun que nous sortissions nos doigts...

En grand fan d'expressions, disons, imagées, je cherche parfois leur sens ou leurs origines sur Expressio ou le Wiktionnaire.

C'est donc en connaisseur que j'ai admiré la page du Wiktionnaire sur "se sortir les doigts du cul", qui donne en exemple, après avoir indiqué que l'expression se conjugue, "Sortons-nous les doigts du cul pour compléter ce Wiktionnaire".

Bel exemple de récursivité et de "self awareness", comme disent les grands bretons.

lundi, août 24, 2015

Richmond Park

Le parc de Richmond respire le mystère, avec ses forêts, ses grandes étendues de fougères aussi hautes qu'un homme, et ses plaines parsemées d'arbres. Pour ajouter au frisson, des panneaux rappellent un peu partout que 600 cerfs et biches se promènent dans le parc, et l'on se demande toujours si l'on ne va pas tomber sur un troupeau en furie derrière le prochain buisson.

Samedi dernier, nous avons vu une biche passer à 20 mètres devant nous, traverser la route précautionneusement, et repartir en courant de l'autre côté. Trop vite pour avoir le temps de prendre une photo...

mardi, août 04, 2015

Les chats et Internet

Burce d'e-penser donne une explication de la quantité d'images et de vidéos de chats qui circulent sur le grand Ternet. Surprenant!

mercredi, juillet 15, 2015

Tout savoir sur les Chattes

Ma petite chatte! Un nom pas très viril pour un barbare? Et pourtant, les Chattes étaient un fier peuple germanique, nous apprend Wikipédia. En particulier, on retiendra que "les Bataves seraient un rameau issu des Chattes" (!), que "L'empereur Domitien (81 – 96 après J.–C.) affronta encore les Chattes" (!!), que "les Chattes se laissaient pousser la barbe et les cheveux et portaient un anneau de fer" (!!!), et j'en passe et des meilleures.

À noter que bien d'autres peuples germaniques de l'époque avaient des noms pas piqués des hannetons: nommons les Frisons et les Chauques, les Usipètes et les Chamaves, les Bructères et les Némètes, qu'il ne faut surtout pas confondre avec les les Suèves du Neckar (tandis que mon correcteur orthographique pète un plomb).

jeudi, juin 18, 2015

La comtesse est très en forme dans le canard enchaîné de la semaine dernière, avec ce qui est certainement la contrepèterie du mois:

J'ai envie de circuler dans un tank

lundi, mai 04, 2015

En Chine - Lait frit

Voilà le "lait frit". En fait, des beignets fait à partir une espèce de pâte un peu épaisse, probablement composée de lait, d’œufs, de farine et de sucre. C'est donc surtout du gras et du sucre, et j'adore. J'en ai mangé de grandes quantités, et je me suis senti franchement lourd après le repas, mais je n'ai aucun regret.

samedi, avril 11, 2015

En Chine - Un menu

Vu dans le menu d'un restaurant plutôt chic. Ils ne m'ont pas laissé en prendre, je ne saurais donc pas vous dire quel goût ça a. La prochaine fois, peut-être!

dimanche, mars 29, 2015

En Chine - Dessert fusion

Voici un dessert qu'il était bon! Je m'en pourlèche encore. Plutôt que d'avoir à choisir, le resto du Hyatt de Shanghai propose une sélection de leurs desserts "à la chinoise". Ils l'apportent tout fumant sur la table. C'est beau, et c'est bon.

Les glaces sont exactement ce qu'elles disent: la glace au riz fermentée a un goût rappelant l'alcool de riz, tandis que la glace au sésame est, sans aucun doute, au sésame. Il y a une petite crème sous coulis de fruits de la passion, des petits calissons de pâte de riz, une tartelette aux œufs avec des fruits, une salade de fruits incluant du pitaya, et des petits choux au sésame. Le tout est frais et varié, inhabituel mais agréable. Voilà quelque chose qui aura assouvi ma soif de bons desserts.

lundi, mars 23, 2015

En Chine - Le concombre de mer

Autre aventure gastronomique, le concombre de mer. Cet animal, répondant au doux nom d'Holothurie, est une bizarrerie biologique, avec un physique très ingrat. Leur forme évocatrice alimente de supposées vertus aphrodisiaques, ce que votre serviteur n'a pas particulièrement remarqué. Certaines espèces sont même munies de dents anales!

La chose se mange donc, en ragout, et a une consistance légèrement ferme, qui rappelle de manière générale les fruits de mer. Le goût n'est pas particulièrement prononcé.

Riches en protéines et pauvres en graisse et en sucre (pas étonnant, avec ce qu'ils mangent au fond de l'eau...), c'est une nourriture plutôt saine!

mercredi, mars 11, 2015

En Chine - La tortue

Retour de Chine. J'ai fort bien mangé, en particulier des choses que je n'avais pas goûté auparavant. Première découverte culinaire, la tortue, ici au premier plan:

Alors, ce n'est pas de la tortue de Floride: l'espèce qui se mange est la Trionychidae, reconnaissable à sa carapace molle et à sa petite trompe. Wikipedia nous dit qu'elle est particulièrement agressive, sa carapace molle ne lui permettant pas de se défendre efficacement de manière passive contre les prédateurs. L'on apprend aussi que ces tortues se sont vendues très cher, jusqu'à ce que l'élevage intensif ramène les prix à des niveaux plus abordables.

Ça se fait donc en ragout, et présente cet aspect assez gélatineux. Question goût, j'ai surtout senti les épices du plat. Peut-être qu'une cuisson différente serait plus goûtue?

dimanche, novembre 16, 2014

Encore du clafoutis

Ça commence à rentrer! Je suis assez satisfait de mon 3ème clafoutis. J'ai fait mon 2ème avec des groseilles à maquereau et des clémentines, et le 3ème avec des clémentines et des pommes. Manifestement, plus on met de fruits, moins il gonfle, et donc plus il a une bonne tête à la sortie du four.

Finalement, le gros avantage du clafoutis, c'est la simplicité. Ça permet d'écouler son stock d'œufs, on peut mettre à peu près n'importe quel fruit dedans, il n'y a pas de fond de tarte à gérer, pas d'œufs à battre. On mélange simplement les ingrédients un par un, et c'est bon, et beau à regarder.

La prochaine fois, peut-être un clafoutis avec seulement des pommes?

mardi, octobre 21, 2014

Clafoutis aux groseilles à maquereau

Que faire avec des groseilles à maquereau? Un clafoutis, par exemple! J'ai pris la recette de Chef Simon, en particulier parce que contrairement à plusieurs autres recettes, elle n'utilise que des œufs entiers, et que je n'ai pas envie de me retrouver avec des blancs sur les bras (les meringues, ça va un moment).

Comme tout gâteau qui se respecte, mon clafoutis n'a pas voulu cuire. Je pense que c'est parce que les groseilles à maquereau ont une peau plus fine que les cerises, et qu'elle éclate pendant la cuisson, détrempant l'appareil. Après être resté au four pendant 75 minutes au lieu des 45 recommandés, mon clafoutis avait l'air mangeable. Au final, c'était fort bon, gentiment caramélisé, et se démoulant avec facilité. Par contre, je n'avais vraiment pas assez de fruits: le goût est bien là, mais visuellement, ce n'est pas tout à fait ça, et le plus faible volume de fruits a rendu le gâteau plus mince.

jeudi, septembre 11, 2014

"Promenons-nous dans les bois" de Bill Bryson

Je viens de finir un bouquin hilarant sur la randonnée. Bien que le sujet semble similaire, il est aux antipodes de l'ascension du Rum-Doodle: il s'agit du récit de la tentative de traversée du Sentier des Appalaches, immense et mythique chemin de randonnée aux États-Unis, d'une longueur de 3500km à travers 14 états, par Bill Bryson, auteur américain reconnu.

Bill et son vieux pote Katz, tous deux pas franchement expérimentés ni même sportifs, se retrouvent confrontés aux petites mésaventures de randonnée, poids du sac, fatigue, ennui, mauvaise bouffe, animaux sauvages, autres randonneurs déjantés... C'est raconté avec un humour féroce, et l'Amérique profonde en prend pour son grade. Mais le chemin réserve également des moments de grâce: des paysages magnifiques, des rencontres particuli1ères, un simple carré de chocolat offert par un autre randonneur...

Un conseil: à lire pas trop loin d'une machine connectée à Internet, pour regarder les paysages au fur et à mesure de la progression des deux héros!

samedi, août 30, 2014

Musée d'Orsay

C'est que c'est fort bien, le musée d'Orsay! J'ai profité de mes vacances d'été pour aller faire un tour là dedans. Bien qu'ayant été banlieusard pendant de nombreuses années, j'avais jusqu'à présent raté ce musée, mais cette erreur est maintenant réparée.

Nous avons eu la chance d'arriver pile poil au début d'une visite guidée (rajouter 6€ par personne, quand même) d'environ 90 minutes, absolument passionnante. Petite remarque technique: en lieu et place des visites "old school" où l'on se presse autour d'un guide hurlant pour capter quelques paroles, nous avions tous un petit casque audio, et le guide un microphone. L'on peut donc flâner, s'approcher ou l'éloigner des œuvres, tout en entendant parfaitement le commentaire.

J'ai été fasciné en particulier par les deux chefs d'oeuvre de Manet, Olympia et le Déjeuner sur l'herbe, et des raisons qui ont rendu ces tableaux absolument scandaleux à leur époque. Il y avait également de nombreux Renoir, qui était quand même le moins lugubre des impressionnistes, et plus de Van Gogh au même endroit que je n'en avait vu au total avant.

samedi, août 16, 2014

Rosetta

J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'arrivée de Rosetta, la sonde spaciale Europénne, à proximité de l'astéroïde répondant au doux nom de 67P/Churyumov–Gerasimenko. En particulier, la seconde partie de la conférence de presse était passionnante: en effet, ils avaient invité plusieurs chercheurs des différentes équipes travaillant sur la sonde, pour expliquer le fonctionnement des instruments présents et ce qu'ils allaient en faire. Comme le faisait remarquer un commentateur sur le fil de discussion sur Slashdot, il était rafraichissant d'avoir un tel niveau technique.

Mais l'on est en 2014, et la sonde a bien sûr son feed Twitter, @ESA_Rosetta, que je suis avec attention. Les photos de la comète sont à se rouler par terre tellement elles sont belles. Ce sont vraiment des choses que l'on avait jamais pu voir avant, et de nombreuses questions fondamentales trouveront des réponses (et sans aucun doute soulèveront de nouvelles questions encore plus nombreuses).

dimanche, juillet 20, 2014

TV Lobotomie

Un réquisitoire contre les effets néfastes de la télévision, en particulier chez les jeunes enfants. Michel Desmurget, chercheur en neurosciences cognitives, reprend l'état de la recherche sur les effets de la télévision sur le développement intellectuel et social. C'est édifiant.

samedi, juin 21, 2014

Monsieur Lecoq

J'ai terminé le cycle Monsieur Lecoq d'Émile Gaboriau, dont je parlais deux posts plus bas. Toutes ne sont pas disponibles au même endroit, voici donc les liens vers l'ensemble.

Je décerne haut la main à Gaboriau le titre de Maupassant du polar, ou de Conan Doyle du Paris de la Belle Époque, bien qu'il les ait précédés et influencés (au moins pour Doyle). De lire les cinq romans d'un coup, il est intéressant de retrouver systématiquement la même structure: un crime est commis, la police et le juge d'instruction paraissent, l'affaire est en fait plus compliquée qu'il n'y paraît et puise ses racines dans un drame familial, décrit minutieusement en deuxième partie. Un épilogue revient sur la résolution de l'affaire.

Le drame familial en question est systématiquement une sombre affaire de familles ennemies, d'amours contrariés, d'enfants naturels, de jalousie menant au crime, toujours parmi la noblesse campagnarde. Il s'en suit de très intéressantes tranches de vie à l'époque finalement peu connue de la Restauration de 1814, où certains nobles n'avaient toujours pas compris que le monde avait changé depuis 1789, et que la Révolution et l'Empire ne pouvaient pas disparaître d'un coup de baguette magique. L'on remarquera que les roturiers ont rarement les premiers rôles. Il est vrai qu'ils ne faisaient pas tant d'affaires de leurs amours.

Il s'ensuit cependant un certain sentiment de répétition. Là où Conan Doyle avait su se renouveler à chaque histoire, par des crimes très variés commis dans tous les milieux sociaux, et dans des endroits très différents, Gaboriau raconte en fait une histoire à chaque fois très similaire. C'est d'ailleurs la première partie, la phase d'enquête, que je trouve systématiquement la plus intéressante. Voyez cette citation de Gide:

"Lu d'affilée L'affaire Lerouge, Le Dossier 113 et le premier volume de Monsieur Lecocq de Gaboriau. Le second volume me tombe des mains, car Gaboriau patauge dans une psychologie conventionnelle dès qu'il quitte son meilleur domaine : la recherche policière, où il se montre un extraordinaire pionnier, précurseur de tous les romans détectives; ceux de Conan Doyle ne sont que piquette auprès des siens." André Gide - Journal 4 mars 1943 (tirée de cette bibliographie de Gaboriau)

Je pense qu'il ne s'en fallait pas de beaucoup pour que Monsieur Lecoq devienne aussi célèbre que son successeur londonien: les personnages, le style et l'environnement sont parfaits, il aurait juste fallu plus d'histoires, plus courtes, plus variées.

dimanche, juin 15, 2014

The ascent of the Rum-Doodle

The Ascent of Rum Doddle, écrit par W. E. Bowman et paru en 1956, est à la montagne ce que 3 hommes dans un bateau est à la navigation. C'est un pastiche des récits de montagne de l'époque, qui relate l'épopée d'un groupe de montagnards à l'assaut du Rum Doodle, la "Reine des neiges", qui culmine à 40000 1/2 pieds.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri. Ce n'est pas un bouquin bien long, et c'était fini en 3 aller-retours vers le boulot. Diverses bêtises avec des radios, des bouteilles de Champagne, des crevasses, des porteurs, le cuistot... C'est à lire absolument pour tous les fans de montagne, et pour tous les fans de littérature humoristique. Et l'intersection de ces deux milieux est large :)

The Ascent of the Rum Doodle, written by W. E. Bowman and published in 1956, is to mountaineering what 3 men in a boat is to boating. It's a pastiche of the climbing epics of the time, describing the adventures of a group of climbers to go on top of the Rum Doodle, the "Queen of the Snows", culminating at 40000 1/2 feet.

It's been a long time I had not laughed so much. It's not a very big book, and I got over it in 3 return trips to work. Various mishaps with radios, bottles of Champagne, crevasses, porters, the cook... It's a must read for all mountain fans, and for all humour literature fans. And the intersection of these two groups is large :)

dimanche, juin 08, 2014

Émile Gaboriau

Je découvre un autre auteur de deuxième moitié de XIXème siècle, mon époque favorite. Il s'agit d'Émile Gaboriau, auteur de romans policiers. Un petit air de Maupassant pour le portrait doux-amer d'une époque où l'on se déplaçait en fiacre, où l'on était jugé sur son nombre de milliers de livres de rentes, et où on allait au théâtre pour se montrer avec sa dernière maîtresse. Et un gros air de Conan Doyle avec deux détectives, le père Tirauclair, et l'agent de la sûreté Lecoq, inspiré de François Vidocq. Ces deux détectives récoltent les indices et tirent de long raisonnements pour expliquer le crime, façon Sherlock Holmes ou Arsène Lupin.

Sauf que l'inspiration va dans l'autre sens: Émile Gaboriau, lui-même inspiré du personnage d'Auguste Dupin de Poe, a fortement influencé Connan Doyle, avant d'être complètement dépassé par la popularité du célèbre détective britannique.

Il est intéressant de noter que Gaboriau prend une approche très réaliste de l'enquête policière: l'on retrouve juges d'instructions, procureurs, et agents de la sûreté, associés pour faire éclater la vérité, mais avec pourtant une certaine dose de compétition. Il s'agit non seulement de trouver le coupable, mais également d'apporter suffisamment de preuves pour avoir une chance de le faire condamner par le jury. Et quand le juge d'instruction part bille en tête sur une idée fausse, l'agent de la sûreté ne peut s'empêcher de prendre un malin plaisir à lui démontrer son erreur.

Au final, ça se lit très bien, le style est agréable, et les enquêtes sont pleines de rebondissements. Contrairement à ce à quoi l'on pourrait s'attendre de ces toutes premières histoires de détectives, les histoires étonnent encore. Bien joué, Émile!

Commencez par L'Affaire Lerouge, et continuez avec Le Crime d'Orcival.