dimanche, juin 23, 2019

Gâteau au chocolat

Les enfants ont grandi, et il est temps de passer aux choses sérieuses lorsque l'on parle gâteau d'anniversaire. Tentons donc de nourrir une vingtaine de gamins de 7 ans tout en s'amusant.

J'ai repris une recette classique de gâteau au chocolat, avec très peu de farine (3 cuillères à soupe rases), les blancs montés en neige, et de la levure chimique. J'en ai fait 2, je les ai laissé refroidir, et je les ai installés l'un sur l'autre.

Ensuite, j'ai rajouté une généreuse couche de nappage chocolat, faite avec 200g de chocolat noir à cuire et 50g de beurre. Sur le dessus, j'ai simplement posé et levé la cuillère pour donner une jolie texture. C'est probablement la partie la plus jouissive de toute la procédure: faire couler le chocolat sur le haut du gâteau, et le pousser sur les bords pour qu'il coule et recouvre tout.

Ensuite, je lui donne un aspect chalet suisse en collant sur le chocolat des biscuits de type "Finger". J'ai eu à la fois le nez creux et le compas dans l’œil, puisque les biscuits se sont retrouvés pile à la bonne hauteur. Deux boites et demie plus tard, voici la bête.

Il ne me reste plus qu'à recouvrir le dessus avec des morceaux de fruits sélectionnés pour leurs couleurs vives: mangue, framboise, kiwi, myrtilles. Et voilà le travail !

La bestiole a passé la nuit au réfrigérateur, ce qui lui a donné au matin un aspect un petit peu différent, plus compact, presque comme une crème plutôt qu'un gâteau. C'était fort bon.

mardi, mars 19, 2019

Fiche de lecture - Ian M. Banks - Excession

Je continue à explorer la bibliothèque municipale, et j'en ressors des bouquins qui étaient depuis bien longtemps sur ma liste de lecture, ce qui est bon à la fois pour le cerveau et pour le portefeuille. J'avais lu The Player Of Games il y a bien longtemps, et j'avais adoré, et je cherchais un autre roman dans ce même monde. Je me suis donc attaqué à Excession.

L'histoire, en 2 mots, relate l'apparition d'un corps étrange et incroyablement vieux aux confins de la galaxie. La Culture, civilisation dominante et utopique gérée par des IA, tente de comprendre.

Les parties les plus plaisantes du roman sont les chapitres relatant les discussions entre les IA, même si il faut s'accrocher pour retenir tous leurs noms. Les personnages humains sont également sympatiques, souvent des pions dans le jeu d'échec cosmique auquel jouent les IAs, "pour notre bien".

Comparé au Player Of Game, Excession est beaucoup plus dans l'optique "space opéra", et l'on voyage énormément dans nombre d'endroits extrêmement variés, de la base secrète creusée dans un astéroïde et habitée par un seul humain, à des fêtes géantes sur des planètes lointaines, en passant par les GSV, gigantesques vaisseaux-IA qui peuvent loger des centaines de millions de personnes.

Finalement, ce sont quand même les IAs qui sont les plus charismatiques !

mardi, février 19, 2019

La fin du monde?

Une photo un peu dantesque, prise sur le vif à Richmond Park alors que nous attendions que les cerfs traversent la route. L'événement était plutôt paisible, mais la photo a sublimé les nuages apocalyptiques, les herbes couchées sous les rafales, et les cerfs courant comme si mille diables étaient à leurs trousses.

samedi, février 16, 2019

Someday the Rabbi will leave

Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de trouver des livres de la série policière "The Rabbi" par Harry Kemelman. J'avais découvert cet auteur à travers un autre de ses héros, Nick Welt, un professeur d'université, qui, tout comme le rabbin, résout des crimes en amateur à la manière d'une Miss Marple ou d'un père Brown.

C'est donc avec joie que j'ai découvert que la bibliothèque municipale de mon quartier possédait l'un de ces romans (en réserve, pas dans les rayonnages), qui sinon ne sont plus édités depuis longtemps. "Someday the Rabbi will leave", qui a connu une traduction française sous le titre "Un jour, le rabbin s'en ira", est le 9ème livre de la série, et met en scène une complexe histoire de luttes politiques locales, sur fond de changements au sein du temple où officie le rabbin.

C'est là qu'on se rend compte quand même que le monde a bien changé, et la littérature policière aussi. En terme de rythme, cela n'a pas grand chose à voir avec ce que l'on trouve aujourd'hui en librairie. Le meurtre est commis aux deux tiers du roman, pas de gore, et une enquête réduite à l'interprétation de quelques indices. Non, ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est l'évocation minutieuse et cynique de la vie politique locale, ainsi que la description de la conduite des affaires d'une synagogue, dont le rabbin n'est finalement qu'un employé, ce qui peut parfois poser problème pour le rabbin David Small, qui lui est très peu politique.

Au final, c'est une bonne histoire, qui me donne envie de me bouger pour aller chercher les autres tomes au seul endroit où je sais qu'ils sont disponibles : la British Library.

jeudi, janvier 03, 2019

Au revoir 2018, bonjour 2019

Bonne année à tous !

Comme il est de coutume, parlons réveillon, et plus particulièrement, repas de réveillon. Rien de très extraordinaire pour ce changement d'année, car le déjeuner promettait d'être très copieux. Nous avons donc été sages, et ce dîner n'aura pris que 30 minutes de préparation pour le repas, plus 30 minutes de préparation pour le gâteau.

Tout d'abord, petite entrée classique avec saumon fumé et avocat, tranche de pain à l’épeautre, et petite vinaigrette.

Ensuite, plat de pâtes aux crevettes avec champignons et asperges, et un peu de crème fraîche.

Enfin, une nouveauté : ayant beaucoup entendu parler de la cuisine à l'avocat, je me suis mis dans l'idée d'essayer une recette de brownie à l'avocat (et donc sans beurre). Il suffit de remplacer le beurre par une quantité à peu près équivalente de chair d'avocat, bien, mais alors bien mixée. Nous avons fait cela au presse purée, mais il restait quelques petits morceaux qui se voyaient après la cuisson. M'est avis qu'il faut vraiment le mettre au mixeur.

Alors, déjà, on notera que la consistance de la pâte n'est pas la même, et qu'elle est beaucoup moins liquide. C'est donc plus athlétique à mélanger, et le gâteau ne s'aplanit pas naturellement : après cuisson, l'on verra encore les volutes et les traces de cuillère.

Ensuite, certainement parce qu'il est plus dense, le gâteau met également plus de temps à cuire. Alors que ma recette classique suggérait 15 minutes de cuisson, c'est plutôt 25 minutes qui ont été nécessaires.

Enfin, on dira ce qu'on voudra, mais le goût n'est pas le même. Alors, ce n'est pas un goût d'avocat, mais l'on sent que le gâteau est moins riche et moins roboratif. Ce n'est pas désagréable, et c'est d'autant plus tentant d'en prendre une deuxième part.

Bon, et puis un jour, il faudra que j'apprenne à prendre de bonnes photos de nourriture. Même sans matériel pro, on doit pouvoir faire mieux que ça, non ?

mardi, octobre 23, 2018

Mayonnaise maison

C'était quand même un scandale à mon âge de n'avoir jamais fait de mayonnaise. N'étant pas au premier abord un inconditionnel de cette sauce, je n'en confectionnais pas plus que je ne m'en tortorais. Mais le hasard des choses m'ayant doté de viande de crabe et d'avocats, il fallait vraiment une mayonnaise pour lier le tout.

Après avoir bien écouté les conseils de la moitié d'Internet, je me suis donc mis à la tâche avec mon jaune d’œuf, mes 150g d'huile d'olive vierge extra, sel, poivre, et jus d'un demi-citron. Le jaune était à température ambiante, j'ai ajouté mon huile au compte goutte, et j'ai battu la chose avec mon fouet et avec vigueur (zeugme !) ce qui me donna une sauce qui pouvait fièrement se proclamer mayonnaise.

Alors quand même, faut bien le dire, ce n'était pas top, et il faudra s'y remettre pour améliorer. En effet, ma mayonnaise pêchait surtout par son goût: le demi-citron, c'est vraiment pour 300g d'huile, et c'était donc beaucoup trop pour la quantité que j'avais préparée. La mayonnaise était donc trop acide. De plus, l'huile d'olive vierge extra a quand même beaucoup de goût, et qui surprend dans une mayonnaise. Prévoir donc d'être moins huppé et d'utiliser de l'huile de tournesol à la place. Enfin, la mayo était un poil trop liquide, probablement car il y avait trop de jus de citron. À revoir donc.

En attendant, voici toujours quelque chose que je peux cocher sur ma liste des mets à avoir préparé au moins une fois dans ma vie. Oui, la croquembouche est sur la liste, et non, ce n'est pas pour tout de suite !

lundi, août 13, 2018

La horde du contrevent

Je viens de finir en un gros week-end La Horde du Contrevent, et voilà un bouquin comme je n'en avais pas lu depuis longtemps !

Dans un univers étrange où le vent souffle en permanence dans le même sens, depuis 8 siècles, tous les 25 ans, une nouvelle génération d'aventuriers triés sur le volet partent à pied vers l'avant pour tenter de découvrir ce qui se cache au bout du monde, là d'où vient le vent. L'on suit donc les 23 personnages de la 34ème horde, chacun sa spécialité, chacun ses forces et ses faiblesses, sa dynamique dans le groupe, sa raison d'être dans la horde. Vont-ils réussir là où tous les autres avant eux ont échoué ?

Plus qu'un univers extrêmement bien construit et cohérent, et une idée originale séduisante, c'est la narration qui transcende ce livre. Point de narration extérieure, ici, c'est chaque personnage qui raconte à tour de rôle, avec son style, ses expressions, sa perception du monde, ce qui enrichit énormément l'histoire. Chaque paragraphe commence donc avec un symbole qui indique celui qui parle. Un marque page aimablement fourni lie le symbole au personnage et permet de ne pas se perdre.

L'on gardera à l'esprit une joute verbale éblouissante, des moments d'action pure dans la tempête, et beaucoup d'émotion quand approche la fin du récit.

Enfin, il y a le vent, ce personnage à part, toujours présent, parfois doux, parfois brutal, parfois allié, parfois traître, toujours dangereux.

Du bel ouvrage.